Les Mondes de Shibai

Haut Dragon , Ange , Démon ....saurez vous imposer votre race et contrôler les Terres Franches ?
 
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 Qui joue à chat finit croqué (pv Sharen + Rae)

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Tullia Estrama Von Raijer
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MessageSujet: Qui joue à chat finit croqué (pv Sharen + Rae)   Sam 10 Nov - 18:06

La brume matinale se levait enfin, laissant l'horizon se dévoiler sur la mer tranquille et paresseuse. La présence des mouettes était moins forte en cette période de l'année, celle ci rentrant dans les terres pour se protéger du froid. La bise était d'ailleurs bien mordante, mais ne venait pas à bout de ma volonté. Accompagnée de mon garde du corps et de deux autres gardes, je me frayais un chemin sur le port, rendant visite aux différents grands marchands du nord. La plupart d'entre eux étaient des poissonniers, mais d'autres utilisaient les voies navigables pour expédier leur marchandise dans les Terres Franches. Utilisant des bateaux à fond plat, ils remontaient facilement le fleuve, traversant sans difficulté Aratanye. Un projet de création d'un canal était en discussion, celui ci pouvant aider à traverser les montagnes rocheuses pour atteindre le territoire des elfes. Même si ceux ci ne sont pas très commerçant, l'accès serait prometteur pour le futur, si jamais leur aide devait être utilisée.
Mais tous ces travaux couteraient des sous, et pour le moment, avec la guerre civile, ce n'était pas vraiment le plus important. Nous marchions d'un pas rapide, ayant finis une entrevue avec un Marchand de tissus. Il fallait à présent rentrer un peu plus dans la ville portuaire, pour rencontrer un délégué de la Guilde des Marins. Ils avaient plusieurs remontrances à faire, notamment sur les taxes. C'était pénible comme travail, et sincèrement je me demandais pourquoi je faisais cela. J'étais conseillère diplomatique à la base, pas ministre de l'économie ! Mais le conseil étant divisé, il n'y avait plus que moi pour garder le navire à flot, et mon soutient était principalement celui de la guilde des marchands. Je devais donc faire tout pour que nos relations restent bonnes, et qu'ils ne se sentent pas négligés. Ainsi, par l'économie, j'espérais garder un niveau de vie stable chez les humains, et éviter les conflits internes. Mais les nobles, ne comprenant pas forcément le concept du commerce, s'en fichaient comme d'une guigne de cela. Ils n'en avaient qu'à leur honneur perdu et mal placé, leur fierté gonflée par l'orgueil et l'oisiveté les ayant rendu semblable à de la gale dans ce pays.
Mais je ne perdais pas espoir. Je devais aller de l'avant, et affronter ce que je devais tout en gardant mes arrières.
En parlant d'arrière, je remarquais à mesure que l'on marchait qu'Urial, mon garde du corps Animae-chien, ne cessait de froncer des sourcils et de jeter des coups d'oeil à droite et à gauche. Le voir inquiet comme cela me rendait légèrement nerveuse. Etions nous suivis par des assassins, une fois de plus ? Sincèrement, c'était pas le jour pour ça. Je lançais mes sens, détectant les auras qui appartenaient potentiellement à des démons. Mais je n'en détectais aucune, et c'est avec étonnement que je demandais mentalement à Urial ce qu'il se passait.


* Pourquoi tant d'agitation ? Il n'y a pas de démons qui nous suivent.... *


Il avait l'habitude que j'utilise parfois le lien mental pour communiquer, mais une fois de plus cela le surpris, et il cessa de scruter les alentours, pour regarder droit devant lui. Ne maitrisant pas encore tout à fait cette chose, il n'arrivait toujours pas à continuer de faire ce qu'il faisait pendant qu'il causait mentalement. Ni même réussi à cacher ses émotions les plus fortes. C'est donc avec un certaine inquiétude tout à fait sérieuse qu'il me répondit.


*Je sais, mais il y a autre chose, définitivement. C'est une odeur... de chat...*


Cette réponse, si saugrenue par son contenu que par son sérieux, provoqua une explosion de rire de ma part, faisant sursauter les gardes et Urial. Il rougit légèrement, comprenant pourquoi je riais. En revanche les gardes ne comprirent pas, et tout en faisant un grand effort pour retrouver mon sérieux je tentais une explication en racontant à Urial que j'avais vu entre deux ruelles deux gamins se courser l'un l'autre, nus comme des vers. Urial fit un léger sourire, mais ne répondit pas, se concentrant sur la reprise de notre conversation mentale. Il me réprimanda, défendant son point de vue.

* Ne vous moquez pas, duchesse, je suis sérieux. Quand je dis chat, je parle d'animae chat. Ils ne sont pas comme la plupart des animae, ils ont leur propre vie indépendante et ne connaissent pas l'honneur ni même la morale.*

*C'est un jugement bien amère que voilà. Un jugement de chien détestant les chats. Pas très professionnel, fu fu fu ~...*

Je continuais de le taquiner ainsi, trouvant amusant de le tourmenter de la sorte lui qui était d'habitude si imperturbable. Pourtant, je n'ignorais pas sa remarque. je cherchais à présent une aura qui pourrait correspondre à celle d'un animae type chat. C'était quelque peu difficile, car je n'en avais jamais rencontré, et l'aura des chats est particulière et m'est peu familière. Heureusement, il y a peu d'animae dans ce coté d'Aratanye, aussi trouver l'aura d'un animae n'était pas trop difficile. J'en remarquais une, qui en effet suivait le même trajet que nous. une idée me vint, et j'en informais directement Urial.

* Je préfère me faire ma propre idée. Nous allons lui organiser une petite rencontre, et voir ce qu'il se passe. *


Urial semblait ravit par cette idée, et suivit sans faire d'histoire. nous avions continué dans la ville, et arrivé près d'un canal avec d'autres docks, je m'arrêtais pour dire aux gardes de nous attendre ici, une autre affaire demandant notre attention pas très loin. Dans un premier temps ils protestèrent, mais Urial vint en appui de mes paroles, ce qui finit par convaincre les gardes. Nous partions donc lui et moi vers un coin des docks moins bondé, finissant par arriver vers des hangars où il n'y avait presque personne. Je continuais d'avancer, trouvant un hangar dont aucune aura ne s'en dégageait à par celle des rats. Il était donc vide, tranquille. Je fis signe à mon garde du corps de me suivre, ouvrant une porte de coté pour rentrer à l'intérieur. C'était sombre, grand, avec plein de caisses et de poussière. Parfait. Nous fermions presque la porte, et maintenant à l'abri des regards, je bondissais sur l'une des caisses, montant vers les hauteurs. Je me concentrais sur l'aura, détectant par où il allait entrer. Je diminuais au plus la mienne, au cas où il serait capable de la détecter. Je montais le plus proche possible du toit, pistant l'aura en question. Je la sentis arriver par un coté du hangar, et me cachais en conséquence pour ne pas être vue. Cela m'amusais beaucoup de jouer à cela, réveillant ainsi mon instinct de prédatrice implacable et pourtant si sympathique ~. La "proie" rentra enfin dans le hangar, par une petite entrée dérobée. Je montais discrètement sur une caisse, pour voir son ombre plus loin, guetter. Urial était resté au sol, pour faire diversion. Mais moi, je voyais tout.
Un grand sourire sur les lèvres, et m'asseyant de manière nonchalante sur la caisse, j'interpellais à voix haute notre invité.


" Alors... Que me vaut l'honneur d'être pistée par un chat ? C'est bien une première, comme assassin, et je dois avouer que je suis.... intriguée. "

_________________

-Fonda Suprême (adorée), pour vous servir ~.....

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MessageSujet: Rien ne bat l'instinct familial   Jeu 15 Nov - 14:05

D’un geste vif, je replaçai convenablement la capuche de mon manteau. Je n’avais rien contre le vent, ma fourrure m’en protégeait et même je trouvais toujours agréable une bonne brise fraîche qui l’ébouriffait et me libérait de la chaleur, les jours où il faisait chaud. Mais le fait était qu’à ce moment, j’étais dans un endroit où il y avait plein d’humains. Des humains normaux. Ce n’était pas une bonne idée de me montrer, j’en gardais de fort mauvais souvenir. C’est pourquoi je m’étais équipé de ce manteau. Fais sur mesure, bien sûr! Assez long pour me cacher de la tête aux pieds, mais pas assez pour que je trébuche en me prenant les pattes dedans. Oui, les pattes… Il fallait dire que je ne pouvais pas vraiment qualifier de pied ce qui me servait à marcher. D’ailleurs, cette différence à l’anatomie classique des Hommes me coûtait, car elle m’empêchait de porter des bottes. D’un autre côté, je ne faisais absolument aucun bruit en marchant, ça c’était un bonus agréable.

Seulement… j’aurais aimé être équipé de bottes en ce moment. Dès que le vent soulevait le borde de mon habit, mes pattes devenaient visibles, et c’était gênant. Heureusement, peu de gens s’amusaient à regarder les pieds des autres : trop occupés pour ; trop peu intéressant de constater que l’autre a des pieds. Moi, ça faisait mon affaire! Par contre, il y avait plus énervant comme problème qui venait avec mon anatomie modifié : les gants. Les gants que je portaient étaient fabriqués sur mesure aussi, et ils étaient découpés de façon à ce que mes coussinets soient à l’air libre. Premièrement : la sensation du cuir qui frotte sur mes coussinets est TRÈS désagréable, je la déteste ; deuxièmement : la sensibilité de mes coussinets me permettaient d’acquérir des informations souvent précieuses. Le problème était de faire croire aux gens que les coussinets étaient des parties du gant présentes pour donner un style. Impossible… Même les enfants ne sont pas dupes à ce point! Donc, chaque fois que mes mains émergeaient de mes manches pour faire une action, je courais un risque d’être remarqué.

Les moyens classiques pour dissimuler les traits ne fonctionnent pas non plus, quand notre tête est celle d’un chat. Bandanas, casque de cuir, rien à faire, on voit encore la forme. La capuche était donc le seul moyen à ma disposition, et le vent se faisait un malin plaisir à m’obliger à la replacer régulièrement. Y’a de ces jours où on se dit que la nature nous en veut. Peut-être était-ce le cas. On dit aussi que les voleurs sont punis. Étais-je un voleur? Je repensai à cette petite fille, maigre et affamée, qui me demandait de l’aide.
«Je vous en prie, monsieur, j’ai si faim. Ayez pitié, s’il-vous-plaît, je ne veux pas mourir.» Je n’ai jamais été quelqu’un de méchant. Et elle n’avait pas vraiment besoin de me supplier. J’ai toujours voulu aider les autres, je crois qu’il est essentiel de participer à la survie des êtres justes. Ou en voie de le devenir. Cette fillette n’avait rien de malfaisante, je désirais vraiment l’aider. «Attend-moi ici, d’accord? Je reviens tout de suite.»

Trouver la place du marché n’avait pas été difficile. Aussi je m’amusai à passer entre les étals, regarder la marchandise, critiquer un peu, me montrer intéressé, refuser poliment des offres, sembler hésiter. Bref, j’étais maintenant un acheteur, bien banal. En retirant le fait que j’étais couvert de ce manteau qui me dissimulait entièrement. J’avais le style d’un voleur, ça se voyait. Les marchands me surveillaient, ne me lâchaient pas des yeux, me tenaient à distance de leur marchandise. Pourtant, je ne suis pas un voleur… Prendre quelque chose à quelqu’un qui a trop de ce quelque chose, et qui ne sait plus quoi en faire, et le donner ensuite à quelqu’un qui en a réellement besoin, est-ce vraiment un vol? Moi je crois que c’est un appel à la charité. Ici vient donc un autre de mes problèmes : l’argent. Quand on veut vivre sans se donner de contraintes ni aucune restriction, avoir un emploie est un peu difficile. Contre-nature, dans mon cas. Non, je ne travaillais pas. Au plus, j’acceptais parfois des cadeaux de gratitude de personnes à qui j’étais venu en aide. Le reste, je me débrouillais seul. Mais… ne pas travailler veut aussi dire : ne pas avoir d’argent.

Voler devenait donc mon seul moyen d’aider rapidement la fillette (quitter la ville, aller en forêt, capturer un animal, le cuir et ramener ensuite, ou tout simplement cueillir des fruits, aurait été beaucoup trop long, la fillette ne m’aurait pas attendu) et mon style ne m’aidait pas à y parvenir. Que faire, me déshabiller et montrer mon corps félin? Non, ridicule et risqué. Je refusais aussi de voler à quelqu’un qui n’était pas marchand : lui avait besoin de ce qu’il achetait. Une seule solution : la diversion. M’approchant d’un marchand, donc, je levai les mains et lui montrai mes coussinets. Parfait : il était intrigué. Aussi je commençai à lui parler de ce confectionneur de gant qui avait réussi à mettre des coussinets d’un grand félin sur les gants, pour les rendre plus doux au touché et pour permettre d’agripper des objets (par exemple un bâton) plus confortablement. J’invitai le marchand à les toucher pour me dire ce qu’il en pense. Piégé! Alors qu’il examinait mes coussinets (je trouve étrange que celui-là ait crut assez longtemps pour me permettre d’agir) ma queue jaillit discrètement du manteau et s’enroula autour d’un fruit, qu’elle ramena sous le manteau.

*Un peu d’informations complémentaires : les mains du marchand étaient sèches, sa peau était craquelée et ridée. Cependant, le marchand n’avait pas plus de 30 ans. Conclusion? Il avait passé son enfance à travailler la terre. D’ailleurs, je sentais le sable incrusté dans ses traits. Ensuite : ses ongles étaient dur et taillé fin, ce qui les rendaient tranchant (bin utilisés, ils devaient facilement crever les yeux), et mes coussinets en furent égratignés, ce qui est très douloureux. Était-ce une arme cachée du marchand? Sans doute. Finalement : le marchand n’était pas un homme doux, il n’a pas hésité à peser fortement pour éprouver la texture des coussinets, et ne les a même pas effleuré doucement, non, il les a frotté vigoureusement. Mes perceptions sont-elles trop sensibles? Non, c’est lui qui manquait de sensibilité. Rustre…*

Remerciant le marchand qui approuvait le bon travail, je m’éloignai de l’étal et retournai voir la jeune fille pour lui remettre le fruit. Elle m’avait attendu.
«Merci beaucoup, monsieur, vous êtes gentil.» Elle s’enfuit en courant, tenant son trésor contre son cœur. Elle ne semblait pas avoir remarqué mes «mains spéciales». Trop pressée, sans doute. Trop affamée. *Pourquoi perdre mon temps à vous raconter tout ça même si j’aurais tout simplement pu le résumer en une phrase et la suite n’aurait pas été influencée? Eh bien voyez-vous, je crois qu’il est important de prendre le temps et de bien faire les choses. Je viens de vous mettre en contexte, si vous ne l’aviez pas compris. Et puis, cette histoire n’est-elle pas touchante et agréable à lire? Peu importe, revenons au récit…*J’allais repartir quand un détail accrocha mon regard. Un détail trop familier à mon goût. Un détail fugitif, un détail discret, un détail que je n’aurais pas remarqué si je n’avais pas moi-même appris à ce «détail» à se fondre ainsi dans le décor. Sharen!

Il était passé rapidement, j’aurais facilement pu le manquer. Un coup de chance. Ça voulait dire qu’il ne prenait pas une balade de santé. Que pouvait-il donc faire? Mieux valait ne pas intervenir, mais… Ce hangar dans lequel il venait d’entrer… le lieu parfait pour une embuscade! Peut-être aurait-il besoin d’aide… Je grimpai sur le mur. *Comment? Vous savez, un hangar, un peu vieux qui plus est, offre un tas de prises à qui sait regarder. Et je vous rappelle un truc très utile que je possède : des griffes rétractables!* Ouvrir une fenêtre et me glisser furtivement sur le rebord fut facile. Du reste, prendre mon arc, encocher une flèche, regarder. J’interviendrais si la vie de Shar était en danger. *Oui, j’ai dit Shar, pas Sharen… J’ai bien le droit de donner des surnoms, n’êtes-vous pas d’accord?* De la façon dont le soleil était placé, si quelqu’un regardait vers la fenêtre, si la femme regardait vers moi, elle serait éblouie et ne me verrait pas. L’homme au sol, lui, ne pouvait pas me voir. D’ailleurs je ne le voyais pas non plus, je me fiais au son, à l’odeur. Je le situais à son souffle, aux particules qui atteignaient mon nez. Pas assez précisément pour tirer à l’aveugle, mais il suffisait de me pencher un peu et je le verrais. M’ajuster serait instinctif. Une seconde, pas plus, pour tirer un trait vers lui. Enfin, j’espérais. Au moins, je serais d’une plus grande aide que si je ne faisais rien. Et Shar savait se défendre, il ne se ferait pas tuer bêtement.

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