Les Mondes de Shibai

Haut Dragon , Ange , Démon ....saurez vous imposer votre race et contrôler les Terres Franches ?
 
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 Au marché des Esclaves (PV Neth)

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Tullia Estrama Von Raijer
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MessageSujet: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Mar 30 Oct - 22:07

Le carrosse cahotait sur la route, bringuebalant de droite à gauche, alors que le cocher poussait les montures du trot au galop. Les routes de la région Sud Est d’Aratanye n’étaient pas aussi agréables et bien entretenues qu’autour de la capitale. La bordure extérieure du royaume était le domaine des Hopalus, les grandes plaines où les Animae se retrouvaient et se déplaçaient. Mais mon voyage ici n’allait pas me mener à l’une de ces tribus nomades. Un nouveau problème s'était trouvé dans mes bras, et je devais le régler au plus vite. Des rumeurs circulaient que certains clan nomades du désert de l'Oubli s'aventuraient jusqu'aux frontières pour tenter de revendre leur marchandise: des esclaves. Cette pratique était interdite dans la partie Ouest des Terres Franches, et le royaume d'Aratanye en faisait partie. Etait ce la période quelque peu troublée et précaire de l'économie et de la politique des humains qui les poussait à être aussi hardi et prétentieux ?
Par principe, je n'aimais pas l'esclavage, mais le fait qu'ils franchissent ainsi la frontière pour leur odieux commerce me mettait en colère. Normalement je devrais laisser cela à la Justice et à la Garde, mais étant en voyage dans le coin pour vérifier l'état de mon Duché, je ne pouvais ignorer la chose. J'avais peur entre autre que ces esclavagistes ne tentent de se servir pour leurs articles chez les humains ou les animae. J'avais promis de protéger les Animae autant que je le pouvais, et selon moi c'était ma mission que d'empêcher cette tragédie.

Le carrosse avançait, arrivant au village frontière. C'était l'un des derniers villages humains où quelques commerçants passaient, dernière passage avant les Hopalus et le chemin vers le désert de l'Oubli en passant par le Sud. Mon carrosse n'était qu'un kart de service de poste, sans couleur ni livrée particulière. J'étais partie comme d'habitude en trombe, sans prévenir personne. J'étais accompagnée de mon garde du corps Anima-chien, ainsi que deux trois autres gardes à mon service. Ils étaient tous déguisés, ainsi que moi même. Ils ressemblaient à des valets, et moi même j'avais dissimulés mes habits et ma chevelure. Je portais une cape couleur sable, avec en dessous une robe élaborée montrant que j'étais de la noblesse, et riche. Mes sourcils et mes cils étaient noir, une perruque cachant mes cheveux blancs pour une chevelure longue aux boucles brunes soyeuses. Mon anima était avec le cocher, et portait un collier quelque peu dissimulé, preuve qu'il était un esclave.
Le village était pauvre, et en son centre trônait un unique puit et quelques bancs de pierres. Les esclavagistes étaient là, avec leurs étals et leurs estrades. Plusieurs personnes étaient là pour acheter, la plupart caché sous des capes ou avec des turbans. Des esclaves étaient déjà là, attachés comme des animaux à des poteaux ou à des bancs. Ils avaient l'air malade, fatigués, et surtout soumis.
Le carrosse s'arrêta en marge du village, et je descendis en compagnie de mes gardes déguisés. L'Anima nous suivit, gardant son regard baissé. Je sortis mon éventail, le gardant déplié devant mon visage. Nous marchions en direction du centre du village, observant discrètement ceux qui étaient ici. Quelques marchands d'apparence douteuse, des démons aussi, détectables par leur aura. Heureusement la mienne était scellée par le collier, et en aucun cas je ne devais utiliser mes pouvoirs de dragon. Notre mission était de déterminer l'ampleur de ce trafique, savoir qui étaient les acheteurs, les victimes, et si possible à qui cela profitait. S'il y avait des Animae, il faudrait intervenir de suite. Heureusement il ne semblait pas y avoir trop de démons dans le coin, ce qui était rassurant. Certains vendeurs criaient leurs offre, les étals montrant les articles selon le sexe et les utilisations. Ils avaient tous l'air pitoyables et désespérés. Je m'approchais d'un étal, jetant un coup d'oeil d'un regard froid. La colère bouillait en moi, mais je me retenais du mieux que je pouvais. Un masque de froideur et presque de dédain se dessinait sur mon visage, derrière mon éventail. En m'arrêtant devant quelques esclaves qui n'avaient pas l'air humains, le vendeur s'approcha de moi, se frottant les mains et me souriant de ses dents jaunes et tordues. Son regard jaune de démon me fixait comme un prédateur ayant ferré une proie, et sa voix mielleuse s'éleva, me donnant envie de vomir.


" Bien le bonjour chère Dame. Que puis je faire pour vous ? Quelle serait votre envie ? "


Je lui jetais toujours un regard froid et hautain, restant silencieuse quelques petites secondes. Je finis par lui répondre, mais en détournant le regard et en le posant sur quelques esclaves ici et là.


" Je cherche quelque chose de frais, un esclave discret pour le service domestique, un autre pour amuser ma fille, et un dernier comme chien de garde. Auriez vous cela ? "


Celui ci se mit à ricaner, raclant sa gorge de manière détestable. Ses bagues nombreuses à ses doigts s'entrechoquèrent bruyamment à mesure qu'il frottait plus vite ses mains, son regard brillant encore plus comme l'or à ses doigts.

" Ma dame, notre boutique peut vous offrir tout ce que vous désirez, pour peu que le prix suive, bien entendu ~... Suivez moi... "

Il me fit signe de le suivre, et je le fis. Il détenait une bonne partie des étals, et me présenta successivement tout ce qu'il avait. Des jeunes filles, des enfants, quelques mâles aussi. La plupart étaient pauvrement vêtus, sales, et portaient autour de leur cou un collier restrictif magique. La plupart n'étaient pas humains, et semblaient démons ou encore hybrides. Je ne trouvais pas d'Animae, mais je n'abandonnais pas pour autant mes recherches.
Après avoir fait le tour de ses étals, je soupirais un coup et lui demandais d'une voix nonchalante.


" Vos esclaves... Quelle est leur race ? "

Il me répondit rapidement et sans hésitation.

" Pour la plupart des chimères, que nous trouvons dans les ghettos ou à l'état sauvage. Pour certains nous les achetons sur le marché des démons. Des très bonnes affaires, des articles de bonne qualité.. Y aurait il une race en particulier que vous aimeriez ?"

Sa réponse ne me convenait pas. Il ne parlait pas d'Animae. Je me demandais si c'était à cause de la proximité avec leur territoire, ou s'il y avait une sorte de mot codé pour cela. Je jetais un regard à une esclave devant moi, faisant une moue déçue. Je repliais mon éventail et m'en servait pour relever le menton de l'une d'elle, la scrutant comme pour en jauger la qualité. Je finis par tiquer, fronçant des sourcils et dardant un regard mécontent sur le vendeur.

" Ils sont pourris vos esclaves oui ! Regardez moi ça, ils ont la peau sur les os et seraient incapable de tenir une semaine au travail. C'est de l'arnaque... "

Je faisais mine de partir vers un autre marchand, faisant signe à mes autres valets de me suivre. Il ne me rattrapa pas tout de suite, mais alors que j'interpellais un marchand rival, celui ci revint à la charge en s'interposant entre l'autre marchand et moi même. D'un sourire mielleux et part des petites révérences, il capta à nouveau mon attention et me conduisit de nouveau vers ses étals.

" Attendez, attendez ! Ne vous emportez pas voyons.... Je vois que vous êtes une cliente exigeante, et vous avez le droit de l'être ! Je ne vous ais pas tout montré. Je ne garde le meilleur que pour ceux qui en sont dignes, et vous me semblez l'être ma Dame... "


Il m'amena ensuite vers un autre étal, où peu d'esclaves se trouvaient. Ils ressemblaient plus à des guerriers déchus, et étaient tous enchainés et dans des cages. Une sorte de couverture de peau recouvrait leur cage, empêchant ainsi la plupart des gens de les voir. Je remarquais de suite un mâle avec une aura étrangement familière, qui m'étonna autant qu'elle me fit froid dans le dos. Le vendeur me le présenta fièrement, comme s'il était le joyaux de son exposition.

" Celui ci, je l'ai eu il y a peu. C'est un renégat de noble souche, banni de chez lui. Il est fait pour le combat, et possède même une épée. Regardez, il y a de la qualité, non ? "

Passant sa canne au travers des barreaux, il toucha le bras de l'esclave pour montrer les muscles. Il en avait, c'était certain. Mais ce qui m'intriguait le plus, c'était de savoir comment il avait pour se retrouver là. Il ne semblait pas avoir la moindre volonté de se défendre. De nouveau mon éventail devant mon visage, je regardais l'esclave froidement, répondant dans le même ton au vendeur.

" Renégat, vous dites ? Tsss... La belle affaire. Il a l'air faible et brisé. "

Je me penchais pour mieux le voir. Je n'arrivais pas à croiser son regard, et pourtant j'en avais besoin. C'était un Renégat, son aura le disait bien. Mais il avait l'air beaucoup plus faible, et surtout... comme non corrompu. Je savais reconnaitre la Corruption dans le regard d'un Renégat, c'était quelque chose que j'avais vu tellement souvent que je le reconnaissais en un coup d'oeil. Je devais vérifier, car s'il n'était pas un "vrai" renégat, alors il pourrait avoir son utilité. Dans le cas contraire, la mort seule serait sa sentence.
J'interpelais l'esclave, d'une voix assez forte et autoritaire.


" Regarde moi, dragon.... "

Il mit un peu de temps avant de me regarder. Mais quand ses yeux dorés croisèrent les miens, je sus de suite qu'il n'était pas Corrompu. C'était un Renégat, mais non Corrompu. Chose étrange qui m'intriguait.
Il semblait être brisé de l'intérieur, sans véritable flamme dans ses yeux. Etait ce fait exprès ? Son histoire devait être intéressante, et il me tardait en un sens de la connaitre. Ne quittant pas son regard de mes yeux bleus, j'entrais en contact avec son esprit, et lui parlais par ce moyen. Personne ne pouvait savoir, et la conversation pouvait aller bien plus vite qu'une conversation orale.


* Tu es Dragon, cela est certain, mais un vrai renégat, j'en doute. Tu l'es, et tu ne l'es pas en même temps. Comme c'est étrange.... Qui es tu ? Et pourquoi restes tu ainsi alors que tu pourrais t'échapper ? *

J'attendais une réponse, espérant qu'il allait me donner quelque chose d'intéressant. Son cas pourrait m'ouvrir de nouvelles possibilités dans ma quête et ma mission personnelle, et s'avérer un atout de taille contre Zaleth. Renégat contre Renégat, la partie allait s'annoncer plus intéressante.

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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Jeu 1 Nov - 7:46

-"Regarde-moi, dragon…."

Ces mots sont-ils bien réels ? Où viennent-ils encore d'une de ces étranges voix fantasques qui frappent un esprit embrumé par les drogues afin d'éviter la moindre idée saugrenue de rébellion ou de fuite. Étrangement, elles semblent bien provenir d'une personne physique, mais les rêves ne laissent nullement le rêveur sortir de sa semi-torpeur psychique altérée par les drogues. Tels les rouages usés d'un vieux moulin tournant au ralenti, son cerveau se remet doucement en marche et tente, dans un effort assez intense il faut l'avouer, de se rappeler les derniers évènements.
Injuriant intérieurement ce maudit poison qui le rend impuissant, et se promettant une nouvelle fois d'arracher de ses propres mains les viscères du démon qui lui sert de geôlier afin de le lui faire avaler de force, il récupère petit à petit des bribes de souvenirs dont ses méninges tentent au mieux de bien disposer dans l'ordre chronologique des évènements de la matinée.

Tout reste clair jusqu'à la veille au soir, où les esclavagistes, campant pour la nuit non loin de la frontière, viennent "brosser" leurs marchandises afin de les rendre les plus présentables possibles afin d'en obtenir le plus d'or. Nethlarion aussi eut droit à cette petite mise en présentation, sachant que son "propriétaire" désire rapidement se débarrasser de lui, n'ayant que peu apprécié d'avoir eu la lame du prince déchu sous la gorge, prête à lui faire une seconde bouche bien plus appréciable que la première.
Si seulement ce collier runique ne retenait pas ses actions, cela ferait bien longtemps que cette affront a sa personne aurait été lavé. Et afin d'éviter le moindre "incident" de sa part en terre humaine, il le força à ingurgiter une potion acide et aigre qui lui brûla tous l'œsophage, le transformant en une sorte de loque incapable de tenir droit sans risquer de tomber sur le sol. Peu après, rien ne subsiste dans sa mémoire que quelques images brouillées de son voyage en chariot pour arriver ici, dans une sorte d'étrange village où, attaché comme un saucisson pour le faire sécher, il attend, fébrile et silencieux, la suite des évènements.

Après quelques secondes, sa tête se lève face à lui. Ses yeux s'ouvrent pour apercevoir la personne qui lui a ordonné, sans doute d'un ton froid car n'étant absolument pas sûr d'entendre correctement les sons, de le regarder. Et là encore, il n'est pas sûr de ce qu'il est en train de voir avant de cligner des yeux pour améliorer sa vision. Il observe rapidement la femme face à lui avant de soupirer doucement.

*Encore une couguar* pensa-t-il , silencieux et interdit. Car même si ses perceptions sont devenues très limité, il sait reconnaître aisément une créature ayant vécu bien plus d'un millénaire, même s'il n'est pas capable encore de déterminer de quelle race il s'agit, vu qu'il y en a tellement dans cet univers. Mais bon, peu lui importe. La seule chose qu'il puisse faire, c'est d'essayer d'être "vendable", voulant que tous ce cirque se termine rapidement afin de pouvoir récupérer ses moyens.

Seulement, une nouvelle voix se fait entendre dans sa tête. Bien plus douce et agréable, mais qui est toujours celle de la femme face à lui. Pour une fois, il remercie la drogue ingurgité de le rendre totalement amorphe et impassible, car dans le cas contraire, il aurait bien pût trahir une émotion face au vendeur. Il n'a aucun doute sur le sujet à présent, car même si beaucoup de créature peuvent parler par la pensée, il n'y en que peu qui soit capable de déceler l'aura d'un dragon. Il répond donc de la même manière.

*Qui je suis n'a plus d'importance, que ce soit pour vous ou pour moi. Quant à l'idée de m'enfuir, à quoi bon ? Je n'aurais aucune place dans ce monde suite à ce que mes aînés ont fait, et mes actions m'ont conduit à être banni de ma propre patrie. De plus, si je m'enfuis, les autres en pâtiront grandement.*

Il jette un coup d'œil discret à ses congénères esclaves sur les estrades non loin d'eux pour désigner le sujet de sa phrase. Afin de donner le change, il use de sa bouche pour répondre à l'ordre exprimé par l'étrangère peu avant.

-"On dit "s'il te plait" quand on est polie, vieille peau…"

Il vient cracher entre les pieds de la femme afin de rajouter un maximum à ce petit numéro. Le glaviot tombant pile devant elle. Un sourire narquois se dessine sur son visage avant de ressentir une violente douleur au niveau du coup, une décharge assez violente provenant de son collier d'esclave aux runes étranges. Il n'a pas à chercher bien loin pour découvrir le responsable, ce dernier se trouve derrière l'acheteuse, le visage devenu expressif tellement il déborde de colère envers le Renégat, ce qui fait d'avantage sourire ce dernier car il sait que dans d'autre circonstance, le prix de sa vente vient de chuter grandement. Cette décharge eut pour autre effet de le faire sortir du brouillard, lui rendant un esprit plus clair, malgré un corps encore trop faible pour tenter la moindre action. Sans la regarder, il vient reprendre la discussion mentale, espérant qu'il est toujours actif

*Désolé pour cela, mais si je n'avais pas agi ainsi, l'autre enflure se serait posé des questions. Il a beau être un démon, il est loin d'être con.*

Il se redresse d'avantage, s'étirant de son mieux, faisant craquer son cou et ses articulations, suite à une trop longue inaction de ses muscles. Il regarde de nouveau la femme, ainsi que ses accompagnateurs, avant de relancer de plus bel

-"Si tu cherches un nouveau jouet sexuel pour remplacer ton clebs, tu peux oublier. Je ne fais pas dans le bénévolat."

Il fit un signe de la tête pour désigner l'Anima-chien, situé non loin de la femme. Malgré la situation, il doute que celui-ci soit un esclave. Trop bien entretenu, le regard plein de vie, lui goute à la vrai liberté contrairement aux autres.

*Je doute que vous soyez là juste pour voir quelques gens réduit à l'état de viande sur patte… Que faîtes-vous ici?*
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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Dim 4 Nov - 17:28

Le Renégat mit un peu de temps à réagir mentalement. Néanmoins il me répondit, et je fus surprise de sentir une forme de lassitude et de mélancolie. Mais la plus grande surprise fut celle de l'entendre avoir pitié des autres esclaves. Un Renégat, avoir de la compassion ?! Impossible...
J'étais de plus en plus intriguée. Cela ressemblait à un cas similaire il y a quelques année, à savoir Kalec. C'était un Renégat, mais il n'en avait pas la malice ni la Corruption. Celui ci y ressemblait, mais son pouvoir était plus important. Etait ce un piège ? Zaleth avait il prévu que je viendrais en personne dans ces lieux, et a installé ce piège pour avoir un infiltré ? Probable, bien que tordu comme idée. Je plissais légèrement les yeux, lui répondant mentalement, montrant clairement mon doute.

* Une place dans ce monde, hein....*


Le dragon parla alors, m'insultant de vieille peau. Surprise, et vexée tout de même, je fronçais des sourcils. Le vendeur n'hésita pas, punissant l'esclave grâce au collier. Je me redressais, utilisant mon éventail pour cacher une partie de mon visage. Un sourire narquois s'y formait, mais ma voix ainsi que mon regard étaient aussi froid que la glace.

" Et vous osez vendre ça ? Il a du cran, c'est certain, mais manque cruellement de savoir vivre. Vous ne le vendrez jamais si vous ne lui apprenez pas les bonnes manières."

Le vendeur semblait terriblement désolé, et tenta une fois de plus de me vanter les mérites de cette marchandise, tandis que le dragon reprenait la conversation mentale, en expliquant son geste. Je me retenais de lui faire une réflexion sur le fait qu'il m'avait appelé vieille peau, et continua de lui parler, toujours dans le doute.

* Et tu n'as pas envie de te venger, de reprendre ta place qui te reviens auprès des tiens, ou te venger auprès de ces mortels qui t'humilient ainsi ? Et pourquoi te préoccuper des autres esclaves, hein ? Ils ne sont que poussières et momentané dans ta longue vie... *

Je voulais le pousser à la faute, voir dans ces yeux cette cruauté et cette folie qui confirmerait son sort. S'il était vraiment un Renégat, alors je le tuerais. S'il ne l'était pas vraiment, alors je pourrais l'utiliser à mes fins. Je l'imaginais, parfait pour contrer Zaleth. Je ne connaissais pas son potentiel, mais c'était mieux que rien. Je ne pouvais l'évincer moi même, c'était trop risqué.
Mais le problème, c'est déjà de voir dans quel camp il est. Après tout, même si par hasard ce n'est pas un vrai Renégat, il pourrait très bien ne rien avoir à faire de la guerre sur les Terres Franches, et vouloir être neutre. Mais sa compassion pourrait le faire tomber dans mon piège, et "l'aider" à se montrer coopératif. Maintenant que j'avais ma proie, je n'allais pas la lâcher. Mais avant tout, il fallait le sortir de là.
Le dragon continua son manège, allant même jusqu'à me cracher au pied et insulter mon garde du corps Animae. Celui ci, bien que serviable et compatissant, n'aimait pas être traité ainsi, et s'avança d'un air menaçant. D'un ordre sec je le remettais à sa place, continuant dans nos rôles de maitre à servant. Obéissant, il baissa la tête et s'arrêta, me laissant prendre la situation en main. Je souriais encore plus, dardant un regard amusé et plein de défi vers le dragon.


" Peut être que certaines femmes devraient t'apprendre ce qu'est le respect. Un bordel te ferait du bien à mon avis, on payerait cher pour t'avoir... "


Le vendeur semblait reprendre espoir avec ce que je disais, mais par la suite je me lançais dans une conversation avec lui, voulant savoir ce qu'avait cet esclave de spécial pour le laisser agir ainsi. Il m'expliqua, mais je n'écoutais que d'une oreille, continuant sans le regarder ma conversation avec le renégat.


* Tu es un Renégat, et j'exècre votre espèce. Néanmoins, tu pourrais m'être utile. Si je t'offre une place dans ce monde et une raison de vivre, me suivras tu ? Je te laisse jusqu'à ce soir pour réfléchir. De ta réponse dépendra ta vie...*

Je lui lançais ainsi un ultimatum. C'était quitte ou double, et je lui laissais le reste de l'après midi pour choisir. J'avais finis ma conversation avec le vendeur, et il me montra d'autre de ses pièces. J'eus un air surpris en voyant qu'il avait quelques Animae renard et félin. Je fis mine d'être intéressée, feignant le cadeau pour ma fille. Ils étaient en piteux état, et semblaient drogué. Aucune vie n'était visible dans leur regard, la volonté étant partir très loin. Le vendeur reprit espoir, se faisant plus mielleux qu'avant pour rattraper la bêtise de son esclave de plus tôt. Cependant, je faisais mine d'être déçue.


" Vos produits manquent cruellement de qualité et de fraicheur. Même le meilleur ne vaut pas mieux que de la viande à Bracktar. Et celui ci, vous feriez bien de l'abattre, il ne vous causera que des ennuis. "

Le démon fronça des sourcils, vexé. Mais je ne lui laissais pas le temps de continuer que je jetais un regard dédaigneux vers le renégat, tout en continuant de parler.


" Humpf... Assurez vous qu'il soit punis pour son impudence. Je reviendrais demain pour confirmer certains achats, et peut être vous prendrais je ce bâtard de dragon pour un ami. J'en connais qui seraient ravis de remettre ce genre de mâle à leur place. Si vous avez d'autres choses à me montrer à ce moment là, et qu'ils valent vraiment la peine, peut être que je daignerais ouvrir ma bourse un peu plus. Pour le moment je prend celle là. "

Je lui montrais une petite anima féline, toujours droguée. Il fit un grand sourire, et commença à me donner le prix. je baissais le prix au mieux, bradant comme la coutume le voulait, puis finis par le payer avec un certain rabais par rapport au prix initial. La petite fut prise en charge par l'un de mes gardes, attachée et mise dans le coffre de la voiture. Je prenais congé, réitérant une demande pour savoir s'ils seraient toujours là demain. En effet, ils seraient toujours là demain, mais bougeraient sans doute dans l'après midi.
C'était parfait, je n'avais pas besoin de plus de renseignement. Je partais avec ma voiture, restant silencieuse. La décision était prise, nous allions attaquer ce soir, au milieu de la nuit. Avec la petite anima achetée, nous avions la preuve suffisante pour faire cesser tout de suite ce marché et surtout mener un interrogatoire. Pour ce qui est de l'action, rien ne vaut la pénombre. Certes, les démons sont forts dans la nuit, mais les Animae aussi, ainsi que mes gardes entrainés. Officiellement je ne serais pas là, mais bien entendu, je comptais m'inviter personnellement à cette petite fête. Je devais m'assurer que la capture se ferai bien, et entendre la réponse du Renégat. Je souriais légèrement, un regard amusé porté sur le village. Je me demande s'il se doute que ça vie ne tient plus qu'à un fil, à présent....

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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Ven 9 Nov - 14:02

Nethlarion la regarde avec dédain lorsqu'elle vient lui poser des questions concernant le fait qu'il reste ainsi, esclave de ce démon sadique et du fait qu'il s'inquiète pour ces esclaves. Mais le terme qu'elle emploi pour les nommer énerve clairement le Renégat.

*Ne parlez pas sans savoir mon histoire ni celle de ces pauvres âmes. Revenir auprès des miens? La bonne blague. Ce sont eux qui m'ont mis dans cet état et qui m'ont transformé en esclave. Quand a ce connard de démon, je lui aurais bien devisé la tête depuis très longtemps s'il n'avait pas la vie de ces gens dans ses mains. Je dois ma vie à ces poussières que vous semblez dédaignez.*

Mais la suite surprend bien d'avantage le dragon au point que son visage montre un soupçon de surprise quand elle lui fait une des offres les plus étranges. Mais alors qu'elle commence à s'éloigner pour voir les autres produits, il lui répond tout simplement.

*Tout dépendra de la manière dont vous reviendriez. Je vous attendrais et vous offrirais ma réponse à ce moment là.*

C'est donc sur des paroles bien étranges que la femme se détourna de lui et s'en va donc jouer son rôle face à l'esclavagiste démon qui s'empressa de lui vendre une esclave "de choix" pour la fille, sans doute fictive pour Nethlarion vu la discussion mentale qu'ils viennent d'avoir, sous l'apparence d'un Anima féline qui suivit sans volonté aucune cette étrange créature qui, pour assurer son histoire jusqu'au bout, considéra l'esclave comme ce qu'elle est ici : une simple marchandise que l'on dispose sans ménagement. Car oui, cela ne fait nul doute pour lui, elle n'est pas une acheteuse désirant améliorer son quotidien en ayant quelques serviteurs très dociles sous la main. Elle en avait le caractère, la stature, mais elle lui manque une petite chose qui fait qu'il ne la met pas dans le même sac que ces profiteurs. Il y a aussi le fait qu'elle lui a parlé mentalement, démontrant qu'elle a d'autre motivation, mais son orgueil préfère lui souffler qu'il l'a démasqué par son comportement.

A peine quelques minutes se sont passées depuis leur échange de pensée, mais elles passèrent très lentement pour le Renégat affaiblit. Il rage intérieurement en voyant Drina partir comme un meuble de salon, même s'il doute un peu qu'elle finisse esclave. Mais ce n'est pas vraiment le fait de la voir partir qu'il le frustre, mais c'est ce poing dans le ventre qu'il ressent, effectué par le cri intérieur des autres félins, principalement sa famille, qui vibre dans son être. Même drogués et amorphes, ils sont tous conscients et pleur de voir leur fille, leur sœur, leur amie, partir comme ça en sachant pertinemment quel sera le destin qui l'attend. Il les connait tous, tous ces esclaves qui ont voyagé avec lui depuis des mois.

L'acheteuse lui a demandé pourquoi il s'inquiète d'eux, car pour des êtres pouvant vivre plusieurs millénaires, leurs vies ne tiennent pas plus de temps qu'un battement de cil. Et pourtant, ces "poussières" lui ont offert plus dans une vie précaire que des siècles de vie monarchique dans sa famille Renégat. Drina, l'Anima-féline achetée, s'est occupée de ses blessures quand il est arrivé. Son père, Faris, s'arrangeait toujours pour trouver de la nourriture qu'il partageait avec tous, même si ce n'était que des petites rations à peine plus grosse qu'une bouchée de pain. Hurt, un esclave demi-elfe vendu il y a deux mois, l'amusait en racontant des histoires. Et chacun de ces esclaves l'ont aidés, à leur manière, à surmonter le terrible fardeau qui pèse aujourd'hui sur ses épaules : celui de vivre comme un mortel tout en restant un dragon.

Un coup de pied en plein visage lui remet l'esprit à terre. La joue marqué par la boue, il toise d'un regard noir le responsable de cet affront. Le démon n'a pas du tout apprécié son comportement et le lui fait bien savoir. Il ordonne à ses subordonnés de l'attacher ailleurs, vu qu'il est réservé pour une riche cliente. Mais peu avant, il lui prend le visage d'une main et sourit de manière plus que détestable.

-"Rassure-toi, mon petit. Je vais t'offrir une punition digne de toi ce soir."

Nethlarion sait qu'il ne manquera pas à sa parole une fois que le marché fermera ses étalages de viande pour la nuit lorsque le soleil sera presque couché. En attendant, il voit ses amis et compagnons de route se faire molester, scruter, examiner en détail. Son regard et son visage reste neutre, mais au fond de lui, l'envie de bruler ces bourreaux et ces stands gronde fortement pour sortir avec perte et fracas. Seulement, il sait que dans son état actuel, il risque d'apporter sur ces mains non-seulement le sang de ses tortionnaires, mais également celui des autres esclaves. Le démon avait été très clair dès le début avec lui, car il sait très bien que le dragon ne mettrait pas bien longtemps avant d'avoir assez récupéré pour s'enfuir et voir même le tuer par la même occasion. Mais connaissant l'étrange "grand cœur" de déchu, il le menaça de faire tuer tous les esclaves si jamais il venait à se faire la belle. Ayant une dette morale envers eux, il ne put se permettre de jouer ainsi avec leurs vies pour sauver la sienne. Il y a quelques années, sans doute en aurait-il rien eu à faire de les voir mourir, mais pas aujourd'hui, pas après ce qu'ils ont fait pour le maintenir en vie.

Enchainé en croix sur un crucifix installé pour l'occasion, le dragon a passé sa journée sans boire ni manger, attendant juste l'heure de sa punition. Le démon apporte face à lui deux de ses ami proche, Aedar, un elfe et une anima-chien dénommée Miel. Nethlarion n'eut nul besoin d'avoir un dessin sur ce qui va se passer. Il commence donc par pendre l'elfe par les poignets, le suspendant jusqu’à ce que ses pieds ne touchent plus le sol, puis vient faire claquer le fouet dans son dos avec beaucoup de violence. Miel ne supporta pas le spectacle offert et détourne les yeux, pleurant et se recroquevillant sur elle-même à chaque cri de l'elfe et du claquement de fouet. Nethlarion ne détourne pas ses yeux de braise de son ami qui souffre par ses actions. Son visage reste impassible, inébranlable, mais son cœur saigne aussi fort que le dos de son ami.

Le corps inanimé de son frère esclave tombe sur le sol une fois la corde coupé. Il est certes encore en vie, mais il ne survivra pas cette nuit s'il ne reçoit pas les soins appropriés. Le démon s'approche alors du Renégat, un sourire sadique et suffisant sur le visage.

-"Il est dans cette état par ta faute, esclave, ne l'oublie jamais. Et ce soir, je vais aller fêter mes belles ventes avec cette chienne. Je l'ai également choisie, tu t'en doute, parce que vous êtes tous deux de grand ami. Elle n'a vraiment pas de chance."

Il se mit a rire de manière très exagéré. Ce genre de rire qui vous énerve bien et qui vous donne envie de mettre votre poing bien au milieu du visage.

-"Tu es vraiment un con…"

A ces paroles, le démon s'arrêta de rire, son visage change du sourire à la colère plus que caractérisé. Sans attendre, il fouetta le torse du dragon, laissant une maque écarlate bien visible. Le coup le lui décroche aucun cri, aucun rictus de douleur ou ne serait-ce qu'un tic au niveau des yeux.

-"Commence ose-tu ? Tu veux que j'aille tuer un autre de tes amis pour ton insolence? N'as-tu donc aucune espèce de reconnaissance envers eux ?"

-"Tu n'as vraiment rien compris. De la reconnaissance j'en ai énormément. J'ai même assez de muscle pour te faire bouffer tout ton attirail d'esclavagiste jusqu'au dernier boulon, et t'en chiera du fer pendant un an. Fouette les, viole les, vends les, éventre les si ça te chante, mais garde bien à l'esprit que le jour où ta boutique sera forcée à fermer, et ce jour arrivera bien assez tôt, je me ferrais plaisir de te le faire payer au prix fort. Et lorsque j'en aurais terminer avec ta dépouille, l'enfer même ressemblera à un paradis."

Le démon recula, tremblant un peu en voyant avec quel calme et sang-froid Nethlarion le menace. Il sait justement ce que le dragon est capable de faire et ne supporte pas l'idée qu'il ose mettre sa vie en péril comme cela. Le fouet claqua de nouveau sur le torse du dragon avec autant de violence que sur celui de l'elfe. Son sang coule, sa peau se déchire sur le cuir de l'objet de torture, mais le dragon ne cille même pas. Exténué par cet exercice. Il balance le fouet au sol, hurle quelques ordres à un esclave pour qu'il rende Nethlarion présentable pour demain et vient tirer Miel par les cheveux pour la forcer à l'accompagner dans une des tentes plus loin. L'esclave s'approche et commence à passer une étrange pommade, exprimant une grimace de dégoût sur le moment.

-"Comment…comment fais-tu pour ne pas hurler de douleur…"

-"C'est ainsi. Mon corps est là, mais mon esprit est ailleurs."

La vérité, c'est qu'il ne peut se permettre d'extériorisé le moindre signe de souffrance. Cela ferrait trop plaisir à cet enfoiré de démon.
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Tullia Estrama Von Raijer
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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Sam 10 Nov - 16:15

Repartie avec mon équipe, nous commencions à discuter de ce que nous avions vu dans le marché. Plusieurs Animae avaient été repéré, comme le prouvait la petite que j'avais acheté. Nous continuions notre chemin, nous arrêtant à un village poste où se cachaient une partie de ma garde d'élite et des guerriers Animae rattachés à mon service. Le soleil n'allait pas tarder à se coucher, mais pour nous la nuit n'allait pas être synonyme de repos. Nous faisions descendre la petite et pratiquions quelques soins, celle ci étant en mauvais état. Il fallut un moment pour qu'elle calme ses pleurs, la nouvelle de sa libération semblant l'avoir choqué. Je restais présente lors de son interrogatoire, mais elle ne nous apprit pas grand chose de plus. Elle nous confirma cependant la présence d'autres Animae dans les étals, et comment tous les esclaves étaient traités. Mais elle ne sut pas nous dire quelles personnes étaient venues acheter dernièrement.
Nous prenions congé, discutant rapidement des choses à faire. Le chef de la garde, qui me suivait de près juste après mon garde du corps, s'empressa de recevoir l'ordre final.


" Dame Tullia, devons nous attaquer demain ? "


Marchant rapidement entre les tentes, je me dirigeais vers l'auberge où j'avais élu domicile pour cette mission. Je ne pouvais dormir dans une tente, vu mon statut et ma réputation de femme du monde. Peu de personnes savaient ce que je faisais réellement, et ce dont j'étais capable. Je lui répondis, tout en réfléchissant sur la tactique à suivre.

" Non, cette nuit. Il ne faut pas délaisser plus longtemps. Partez en deux groupes d'assauts, le premier attaquant par l'Est du village, et l'autre par le Sud Ouest pour leur couper la route en cas d'escapade. Notre but est de sauver ces esclaves, mais surtout d'attraper les Marchands pour leur faire cracher le morceau. Si vous attrapez les esclaves, ne les libérez pas tout de suite et ramenez les ici. Ils auront besoin d'être interrogés, et il faudra vérifier leur identité. Il se peut qu'il y ait tout de même des criminels parmi eux et il faudra y remédier."
 
Arrivés à l'auberge, nous entrions dans le hall. Celui ci était presque vide, quelques soldats de ma garnison la remplissant. Je m'arrêtais au bas des escaliers pour me tourner vers lui, afin de le congédier. Il s'inclina et me salua.

" Bien ma Dame, ce sera fait. Nous partons dans l'heure."

Il allait partir, quand une idée me vint.

" Ha, au fait. Je vais envoyer l'Ombre Blanche avec vous. Il vous sera utile si vous avez un peu trop de résistance de la part de ces démons. Il devra aussi chercher un esclave en particulier pour moi, et me le ramener sur le champ. Je compte sur vous, Delgo. Vous pouvez disposer. "


Le chef de la garde semblait moins heureux à cette nouvelle, et fronça des sourcils. Néanmoins il se plia à ma demande, et sortit de l'auberge. Cette Ombre Blanche était un membre de mon escouade indépendant, qui avait la manie de ne jamais suivre ce que font la plupart des gens. Le chef de la garde n'aimait pas avoir à faire à cette personne, l'aura qu'elle dégageait mettant bien trop mal à l'aise. Il ne savait comment je pouvais lui faire confiance, ni même où je l'avais trouvé. La réponse était pourtant tout simple.
Je montais à l'étage, accompagnée de mon garde du corps, pour arriver à ma chambre. Une servante attendait devant la porte, et me l'ouvrit. Elle avait préparé une toilette plus élaborée pour replacer celle que j'avais, et qui était devenue poussiéreuse. Je la congédiais, lui ordonnant de ferme la porte. Mon garde du corps était resté avec moi, et me fixant d'un regard quelque peu anxieux, il s'adossa à la porte close.


" Est ce vraiment nécessaire que vous y alliez, Dame Tullia ? "

Je commençais à enlever ma perruque, libérant mes cheveux blancs. Je commençais à me changer devant lui, sans avoir la moindre pudeur ni gêne.

" Oui, ça l'est. Il y a un esclave en particulier qui demande toute mon attention, et je ne peux me laisser le luxe de perdre des démons dans cette affaire. Soit ils sont capturés, soit ils sont tués, c'est aussi simple que ça. Ce n'est pas pour déprécier votre valeur au combat à vous, guerriers Animae, mais je me sentirais plus tranquille si j'y participe. Si un démon un peu trop fort se présente, je devrais être capable de le remettre à sa place."

En petite tenue, je m'approchais d'une malle pour l'ouvrir à l'aide d'un sort. De celle ci je sortais des habits noirs plus guerriers, fait essentiellement de cuir. Une grande cape et une écharpe en lambeau complétaient le tout, mais je les mettais sur le coté. Je commençais à m'habiller, mon garde du corps fronçant les sourcils. Il n'aimait pas me savoir partir ainsi. Surtout sous l'identité de l'Ombre Blanche. Il n'aimait le fait qu'une dame ait le besoin de se battre, cette tâche étant le devoir des mâles selon lui. Mais après avoir attesté de mes capacités en combat et de mon savoir faire, il du admettre que j'étais à un tout autre niveau d'expertise que le sexe ne pouvait clairement pas servir de juge. Cela le laissait autant perplexe que cela le vexait. Il avait eut l'impression d'être inutile au début, mais rapidement il s'était rendu compte qu'aux yeux du public, je ne pouvais me permettre d'être ce que j'étais vraiment. Et c'était là qu'il était nécessaire.
Son allégeance envers moi était totale, les efforts que je faisais pour protéger les animae et les humains ainsi que le fait de me voir œuvrer tous les jours l'avait convaincu que l'on pouvait me faire confiance. C'est pourquoi, en entendant que j'allais partir en "chasse" cette nuit, il prit la résolution de me suivre, en bon garde du corps. Il se retourna pour ouvrir la porte, lâchant:


"Je vais me préparer alors... "


Aussitôt je l'interpellais, l'empêchant de commettre une impair.

"Non, toi tu restes ici Urial. Si on te voit dans le commando, on pourrait avoir des soupçons sur mon identité. Et j'ai besoin de toi ici pour t'assurer que ma couverture est bien gardée. Ne t'en fais pas, il ne va rien m'arriver, tu le sais bien... "


" Certes, certes.... Je resterais donc ici, même si cela ne me plait guère. "


Il bougonna, se renfrognant encore plus. Cela me fit sourire, et je terminais de m'habiller. Mes cheveux étaient tressés et attachés serrés, ma cape et mon écharpe attendant bien sagement sur le lit. J'allais fermer les rideaux de la fenêtre, puis me mis au centre de la pièce. Fermant les yeux, j'utilisais mon pouvoir de dragon pour invoquer mon armure, psalmodiant dans un langage propre aux haut dragons. Une armure apparut alors sur mon corps, cette armure que je possédais depuis que j'étais Gardienne. Aucun mortel ne l'avaient vu quand j'étais sur les Terres Franches, car jamais je n'ai eu besoin de l'utiliser devant des témoins. Celle ci date de la Grande Guerre avec Arou, et je ne la réutilisais que depuis que je suis l'Ombre Blanche. Cela ressemblait à un costume de dragon, les plaques ressemblant à de grandes écailles protectrices. Le casque faisait penser à la tête d'un dragon, couvrant jusqu'à mon visage. Seuls mes yeux étaient visibles, et le haut de mon dos. C'était si on peut dire mon point faible dans l'armure, sauf qu'en règle général c'est la place des ailes quand je les fais apparaitre. Mes gants griffes sur les mains, je me saisis délicatement de la cape pour m'en couvrir, puis utilisa la longue et large écharpe pour la maintenir soigneusement et recouvrir un partie de mon corps. Ainsi, je ressemblait à un assassin de l'ombre. Les seules choses blanches que l'on pouvait distinguer étaient mes mains-griffes ainsi que la protection sur mon visage et mes jambes.
J'étais prête, mais il me fallait attendre un peu. Urial me regarda un moment, poussant un long soupire avant de sortir de la chambre. Il ne vit personne, et se posta tout simplement devant la porte de la chambre. Il n'avait plus qu'à attendre, et repousser la moindre personne qui tenterait de rentrer. La chambre avait été traitée par sortilège, aussi on ne pouvait rentrer que par la porte, et non par la fenêtre. Pour sortir, c'est différent. La fenêtre au niveau du plafond était utilisable, et c'était avec cela que je comptais bien m'en aller. Elle était tournée sur le coté de poubelles, donnant sur une ruelle étroite et abandonnée. Sautant lestement pour atteindre celle ci, c'est sans difficulté que je l'ouvris et que je sortais de l'auberge. Sur le toit, je pouvais voir le ciel s'assombrir par l'arrivée de la nuit, et la brise se rafraichir. Restant tapie contre les tuiles, je sondais les environs. Il n'y avait personne.
Je descendais comme un chat du toit, me faufilant entre les caisses en silence. La rue plus vaste s'ouvrait devant moi, et je pouvais voir assez facilement les écuries, où les chevaux étaient installés. Les gardes commençaient à préparer leurs chevaux, et je reconnus Delgo qui donnait des ordres, faisant le tour de ses troupes. Je sortais de l'ombre pour marcher d'un pas vif et alerte dans la rue, me dirigeant vers l'écurie. Il me fallait un cheval, et je savais lequel prendre. J'avais toujours pris soins de prendre plusieurs cheveux avec moi quand je voyage ainsi, et il y en avait toujours un ou deux qui convenaient pour ce type de travail. Du type nerveux mais endurant, avec du caractère et aucune peur. Mon armure étant bien plus légère que celle de la plupart des chevaliers, mes chevaux n'avaient donc pas besoin de porter de lourdes charges et étaient par conséquent moins lourds. JE me dirigeais vers l'une ce mes montures, commençant à la préparer. Un des soldats me vit et porta sa main à son épée, surpris, mais un coup d'oeil perçant vers lui et le message fut compris. J'étais connue parmi eux, même si je ne me mêlais jamais à eux. Je faisais toujours en sorte d'être distante, froide et menaçante. Même ma voix changeait, laissant mon coté dragon prendre le dessus pour transformer ma voix habituelle féminine et légère en une voix plus rocailleuse et tranchante. C'était toujours une voix féminine, mais jamais on ne pourrait soupçonner qu'elle appartenait à la Duchesse.
Le soldat partit informer son supérieur de mon arrivée, mais je n'en avais que faire. Mon cheval était prêt rapidement, et je montais en selle, rejoignant les autres. J'allais vers l'avant garde, ne voulant pas être bloquée par ces chevaux lourds et lents. On continuait de me jeter des regards en biais, certains chuchotant, quand Delgo pressa sa monture pour me rejoindre. Fronçant des sourcils en me voyant, il m'interpella.  


" Tu sais ce que tu as à faire ? "

Je tournais ma tête vers lui, lui lançant un regard noir tout en faisant crisser les griffes de mes mains.

" Je ne réponds qu'aux ordres de la Duchesse. Ne vous mettez pas dans mes pattes, c'est tout."

Mon cheval se mit à trépigner, n'aimant pas attendre, et la pression que je donnais l'excitant. Le chef de la garde me lança un regard noir, mais ne répondit pas, me tournant le dos pour aller s'occuper de ses troupes. Il savait que cela ne servait à rien de discuter avec moi, j'étais du genre à ne pas laisser la conversation s'installer. De plus, il savait que j'étais dangereuse. Très dangereuse même.
En peu de temps, l'ordre d'avance fut donné. Le premier groupe qui était sensé aller au sud du village partit en premier, ceux ci devant faire un léger détour. Je partais avec le deuxième groupe, et mon cheval fut heureux de partir ainsi. Je les distançais facilement, et plus ça allait plus l'écart qui nous séparait devenait vaste. Bientôt ils ne furent qu'une ombre derrière moi, et seul le grand plateau m'entourait. La nuit était sans étoile ni Lune, parfaite pour de telles attaques. Je savais où j'allais, et les chevaux n'ont pas de problème pour voir la nuit. Je poussais ma monture, voulant atteindre les environs du village au plus tôt. Je n'étais pas stupide, je n'allais pas rentrer dans le village bride abattue au milieu des démons. Je savais que j'allais être en avance, et mon but était de retrouver le renégat avant que la charge ne soit donnée. Une heure passa, et je vis au loin les lumières des feux de camps. Je n'entendais aucun bruit de bataille, preuve que le contingent du Sud n'était pas encore arrivé. Je ralentissais ma monture à plusieurs encablures du village, et l'arrêtais à 500 mètres de l'entrée, derrière une petite colline. Je ne l'attachais pas, laissant les rênes sur la selle. Epuisé, le cheval n'allait pas s'en aller, ni trahir ma présence.

Débarrassée de mon cheval, je courais vers le village, repérant à l'aura les éventuelles sentinelles. Il n'y en avait aucune, la plupart des démons étant vers l'intérieur du camps, autour du feu. Je repérais néanmoins l'aura du renégat, qui était un peu plus éloigné. Il était avec d'autres esclaves, et gardé par deux démons. Je me dirigeais vers eux, silencieusement et invisible. La chance me souriait, car ce coté du camp n'était pas visible par les démons autour du feu. Isolés, les deux démons qui gardaient les esclaves jouaient aux dés, sans se soucier de ceux ci. Contournant une maison pour arriver le plus près d'eux, je fis apparaitre dans l'une de mes mains un katana. Les yeux rivés sur mes proies, j'attendais le bon moment pour leur bondir dessus. Cela ne tarda pas, et telle l'ombre de la mort je leur sautais dessus, coupant la tête de l'un avec le katana et brisant la nuque de l'autre. Aucun son n'était sortis de leur bouche, l'alarme n'étant pas donnée. Mais j'avais peu de temps devant moi. Je me tournais vers les esclaves, qui me regardaient avec frayeur. Je m'approchais du renégat, qui était attaché sur une croix, avec des blessures encore fraiches sur le corps. Je souriais derrière mon masque, et posais sur lui mon regard glacial. Ma voix s'éleva, murmure glacé et grondant comme un orage.


" Je vois qu'ils n'ont pas perdu de temps pour te corriger. As tu réfléchis à la proposition, Renégat ? "



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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Dim 18 Nov - 12:56

La nuit a drapé le ciel d'une opaque couche de ténèbres. Les nuages au-dessus du village empêchent les yeux mortels de profiter de la lumière des rayons lunaires, les obligeant a user de torches et de braseros afin d'illuminer le terrain. Avec la saison, la nuit était assez fraiches, voire très froides pour les esclaves entassé dans leurs cages, obligés de se maintenir les uns contre les autres afin de se maintenir un tant soit peu au chaud. Les démons qui les surveilles sont habillés en conséquences pour passer la nuit, bien installé au coin d'un feu de camp et buvant rasades sur rasades de l'alcool artisanal pour garder une température corporelle tolérable, bien que tous se doute que les démons n'ont pas réellement besoin de cela et qu'ils vident ces bouteilles juste pour le plaisir.

L'esclave revient soigner Nethlarion en pleine soirée, sous le regard dédaigneux des deux gardes qui me surveille de près afin d'éviter que je ne fasse aucune stupidité durant la nuit, ayant eu l'autorisation de massacrer les esclaves déplacés exclusivement à côté d'eux afin de punir le Renégat de sa désobéissance. Mais le mot "surveiller" est un bien grand mot dans la situation, vu que ces démons sont le cul posé sur leurs chaises, lançant des dés et pariant de bien grand nombre de connerie qui firent bien souvent soupirer le dragon d'ennui.

Enfin bon, revenons à notre esclave qui est repassé pour nettoyer simplement les plaies octroyées par le fouet de l'esclavagiste, usant s'simplement d'une éponge et d'eau propre, n'ayant eu nul droit d'utiliser des médications pour panser d'avantage les blessures de l'agité depuis l'étrange pommade puante qu'il a appliqué tout à l'heure. Les coups commencèrent à se cicatriser mais bien trop lentement, cela se ressentait clairement sur le corps de l'esclave attaché, même si son visage ne laisse rien paraitre de sa fatigue physique et mentale.

Car oui, Nethlarion commence à fatigué. Cela fait un long moment qu'il a été éloigné de son épée, Gurthalak, le réceptacle de ses pouvoirs et également le boulet éternellement attaché à ses pieds dans cette prison charnelle qu'est son corps humain. Dépourvu de la très grande majorité de sa puissance, il ne peut pas se régénérer de si petite et insignifiante blessure comme il le peut habituellement.

Mais là, c'est encore plus handicapant quand la douleur se mêle à l'affaire, l'obligeant ainsi à rester calme et impassible malgré tout pour ne rien laisser paraitre. Cependant, en voyant le corps devenu froid de son ami elfe Aedar , gisant seul dans une cage non-loin de là à la vue du dragon, ainsi que les esclaves déportés pour le maintenir en laisse, ce dernier en vient à accepter la douleur, l'étreignant même, se disant que cette souffrance n'est absolument rien comparé à la leur.

Et donc, il attend. Comme il l'a toujours fait depuis ces derniers temps. En silence, impassible, les yeux fermés, l'esprit vidé de toute futilité. Il n'a rien de plus à faire pour l'heure, se demandant même si cette nuit ne serait pas la dernière qu'il passera derrière ces cages puantes. Les paroles de l'étrangère arrivèrent de nouveau dans son esprit et se demande si elle attendra réellement le lendemain pour revenir. Ne faisant nulle autre supposition, il tente de détendre un peu ses muscles malgré la posture très désagréable que lui occasionne le fait d'être attaché en croix

Plus tard dans la nuit, Nethlarion rouvrit les yeux subitement. Le courant du vent avait étrangement changé.

Peut-être n'était-ce qu'une illusion fourni par son esprit fatigué par les drogues encore présent en lui et le manque de sommeil. Pourtant, il ne peut s'empêcher de rester en alerte, scrutant la nuit de ses yeux ardents pour découvrir la raison de ce sentiment. Seulement, il ne trouve rien de plus que ces pochards de démon et ses gardiens toujours en train de jouer au lieu de faire leurs boulots convenablement. Rien ne semble pourtant donner l'impression que quelque chose change ou va s'apprêter à changer.

Discrètement, il toise le ciel pour observer les étoiles, mais ne trouve rien de plus que des nuages d'encre. Il pousse un soupir, se demandant pourquoi il fait cela, alors qu'il sait pertinemment qu'il n'y a rien à voir pour lui. Il ne sait pas lire le ciel pour en découvrir une quelconque histoire et changement de la position des étoiles pouvant laisser deviner une modification dans le destin. Son père à tenter de lui inculquer ce savoir quand il était enfant, mais il n'a jamais réellement prit au sérieux le fait que si une étoile ne brille pas assez clairement un soir de pleine lune à minuit moins cinq le huitième jour du deuxième mois, un volcan risque de surgir au milieu d'un centre-ville.

Son attention est de nouveau attirée vers le sol. Quelqu'un arrive et il en est certain. Ce n'est pas un démon, l'aura est totalement différente. Ses geôliers ne l'ont pas encore repéré, trop occuper à vider leurs bouteilles d'alcools ou à s'offrir un peu de détente avec les esclaves. La personne arrive au plus près, bien que Nethlarion ne puisse pas encore la voir. Mais elle est assez proche pour que le Rénégat puisse reconnaitre l'identité de l'étrangère qui est venu en journée. Et avant même qu'il n'ai eu le temps de cligner des yeux, les deux démons qui le garde tombèrent au sol sans un bruit.

La panique commença à monter dans la cage des esclaves qui ont été témoin de l'acte, mais Nethlarion leur intima l'ordre de se calmer. Les autres démons n'ont pas vu ce qui vient de se passer et c'est bien mieux ainsi. Alors qu'elle lui parle et lui posa la question de tout à l'heure, Nethlarion la regarde, toujours impassible avant de répondre.

"Ne soyez si satisfaite des blessures que vous voyez sur mon corps, car ce ne sont pas celle-ci qui m'ont été donné pour me punir suite à votre demande."

D'un mouvement de tête, il lui montre le cadavre de son ami, le dos en sang, enfermé dans la cage.

"C'est lui qui a reçu les coups en premier. Il a été choisi car on se connaissait bien et que je pouvais le considérer comme un ami assez proche. Sa mort nous est imputable à tous les deux, sans oublier que j'ai une autre connaissance en train de se faire prendre violement par l'autre sadique pour le simple fait de m'avoir offert un peu de sa nourriture. Quant à ceux qui se trouve à côté de nous, ils ne sont que des cibles en sursis pour me dissuader de m'envoler durant la nuit"

Il ne tente même pas de savoir si la mort de son compagnon ou toute autre parole qu'il a employé pour décrire la punition qu'elle a demandé en tant qu'acheteuse. La seule chose qu'il désire pour le moment, c'est d'aller s'occuper du vendeur d'esclave et de lui faire comprendre sa douleur. Et pour cela, il n'a pas d'autre choix que d'accepter la proposition de l'étrangère.

"Autrement, j'ai bien réfléchis à votre proposition. J'ai eu tout le temps pour cela et le choix le plus intelligent et logique pour moi est de l'accepter. Seulement, je refuse de vous suivre en laissant ces gens derrière moi alors qu'ils m'ont aidé sans rien attendre de moi en retour. Laissez-moi les libérer, je vous l'implore car ils ne méritent pas de subir d'avantage ce traitement. En échange de cette faveur, je vous offre une loyauté sans faille."

Il n'a plus qu'à attendre la réponse de l'étrangère, dont cela ne serait plus trop tarder. Il doute qu'elle désire rester plus longtemps en ces lieux. Puis, il se souvient d'une dernière chose à lui dire.

"Oh, et aussi de me laisser démembrer l'autre connard."
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Tullia Estrama Von Raijer
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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Mer 21 Nov - 20:26

Son visage était impassible, et il n'affichait pas la moindre surprise au point que c'en était presque vexant. Il semblait m'avoir reconnu, chose que je trouvais surprenant. Ses sens n'étaient donc pas mauvais du tout. Il remontait dans mon estime ainsi, mais je ne pouvais le laisser supposer publiquement que j'étais la même personne que plus tôt. Je me mis à rire doucement, m'approchant un peu plus de lui, le regardant avec malice.

" Fu fu fu, ma demande ~ ? Ce n'est pas moi qui ai demandé une telle chose, je ne suis que l'outil de destruction. C'est à Dame Tullia que vous le devez."

Il me montra ensuite d'un mouvement de tête un cadavre, qui semblait être celui d'un camarade esclave. J'y jetais un coup d'oeil, mais fronça surtout des sourcils quand j'entendis que l'une d'entre elle allait se faire violer, si ce n'est en ce moment même. Je continuais de l'écouter, l'observant attentivement. Sa manière de s'inquiéter pour les esclaves était tout à fait surprenante et suspecte. Je ne m'attendais pas à cela de la part d'un Renégat. Faisait il exprès, pour que je pense qu'il soit véritablement différent des Renégats ? Il est vrai que je ne décelais en lui aucune Corruption, mais je devais rester sur mes gardes.
Pensive, je l'observais, pesant le pour et le contre. Je ne pus m'empêcher de murmurer pour moi même.


" Donc.... Tu te soucies des autres ? Etrange, bien étrange pour un être de ton espèce... "

J'hésitais. Je devais confirmer la chose. Levant la main portant le katana, j'appliquais vivement la lame contre la gorge du Renégat. Je lui lançais un regard froid, parlant tout en appuyant de plus en plus le tranchant contre sa chair.

" Je devrais peut être plutôt te tuer sur le champs, Dame Tullia a une bien mauvaise idée de faire confiance à un Renégat. Te voir mort serait plus utile pour tous.... "

Un peu de sang perla au niveau de la plaie nouvelle, un sang presque noir sous la lumière du feu de camp. Plusieurs esclaves regardèrent avec terreur, certains bloquant leur respiration et d'autre se tournant pour ne pas voir cela. Mais l'un d'entre eux, une jeune Animae vu ce qu'il semblait, se précipita vers les barreaux de sa cage, tendant ses frêles bras vers moi, tout en me suppliant d'un regard larmoyant.

" Non s'il vous plait, ne faites pas ça ! Ayez pitié, il n'a rien fait de mal ! Ce n'est qu'un esclave comme les autres, s'il vous plait... "

Je me mis à gronder, tournant un regard glacial vers elle et l’apostrophant dans un murmure.

" Pitié ? Crois tu vraiment qu'il a pitié de vous, autres mortels ? S'il en avait eu l'occasion, il vous aurait laissé moisir ici et serait repartit. Mais il est faible.... Trop faible. Le tuer est bien mieux. "


Un autre esclave vint à la rescousse de la jeune fille, plaidant aussi la défense du Renégat. Je le regardais avec étonnement, légèrement choquée par le fait qu'il s'était mis à parler de vive voix.

"Non ! Il nous a aidé, laissez le ! Tuez moi à sa place, ne lui faites pas de mal !"

"Silence ! "

J'avais sifflé cet ordre entre mes dents, m'étant rué en un éclair vers la cage pour poser une main sur la bouche de l'esclave. Je jetais un coup d'oeil en arrière, écoutant. Pourvu que les démons n'aient rien entendu. Je tendais l'oreille, mais rien d'inhabituel. J'en vins presque à me demander ce que faisait la cavalerie, ils étaient en retard.
L'esclave calmé, je me tournais vers Nethlarion, souriant sous mon masque. J'étais amusée, mais rassurée par la réaction des esclaves. Ils n'auraient pas été aussi sympathique s'il avait été salaud.


" Bien... Il semble que tu viens de passer le premier test. Mais cela ne veut pas dire que je te fais confiance, ni même que je te laisserais faire auprès de Dame Tullia, quoiqu'elle puisse bien faire de toi. "


Je me rapprochais de lui, imprégnant mes doigts du sang coulant le long de sa plaie. Je traçais avec quelques symboles sur son torse, puis me coupa moi même la main, pour y tracer des signes complémentaires avec mon propre sang. Une fois cela fait, ce qui ne mis pas très longtemps, je posais ma main la paume au centre des runes et commençais à réciter le sort. Ma voix était légèrement déformée par la magie, et mes yeux se mirent à briller légèrement. Le langage n'était plus celui de la langue commune, mais bien celle des Haut Dragons, langue par excellence pour utiliser le pacte que j'étais en train de signer.


" Par ce pacte du Sang, et sous le témoignage de Vérité, moi, Shrikan Tatsu, prends sous mon ordre le Porteur de ce Sang. Renégat, par ta loyauté tu es enchainé, et que tu souffres de mille tourments si tu viens à trahir cette promesse gravée dans ta chair et ton sang. "


Une fois mes paroles finies, le sang pénétra dans la chair du renégat, disparaissant. Les symboles n'apparaitront que dans deux cas possibles: s'il trahit sa promesse, ou si je décide de le libérer. J'entendis quelques rumeurs non loin, l'agitation se propageant comme une trainée de poudre dans le campement. La cavalerie était là. Je me mis à sourire, et regardais à nouveau le renégat dans les yeux.

" Pour ce qui est de ta promesse, ne t'en fais pas. Je ne suis venue ici que pour libérer les esclaves sous les ordres de Dame Tullia après tout, et tu n'es qu'un bonus. La cavalerie est arrivée d'ailleurs, et je me dois de retourner à ma besogne. Va, fais ce que tu as à faire. Mais reviens dès que tu auras terminé. "

Je levais mon katana, mais cette fois ci pour détacher le dragon. Les eslcaves commençaient à s'égiter, se demandant ce qu'il se passait. Des cris se faisaient entendre, ainsi que le grondement des pas des chevaux. J'avais libéré le renégat, mais ma priorité n'était pas lui. Je regardais les esclaves, espérant qu'ils n'allaient pas faire de bêtises.

"Vous, restez dans les cages, éloignez vous des bords t n'attirez pas leur attention. Nous allons vous libérer sous peu, mais avant... "


Je me retournais vivement, pour voir un démon surgir de derrière une tente et me foncer dessus. Il leva son arme et tenta de m'attaquer, mais je fus bien plus vive que lui. A peine s'était il approché de moi qu'il tomba, mon arme ayant fait son effet. Le sang coulait de la lame luisante, alors que le démon gisait par terre, se vidant peu à peu de son sang. Des chevaux arrivèrent dans le camps, semant la panique parmi les démons. le combat venait de commencer, et ce n'était pas pour me déplaire.

" Un peu de sang a besoin d'être versé ~ ! "

J'avais répliqué cela joyeusement, avant de laisser les esclaves et le dragon seuls. j'avais mon travail, qui était d'empêcher les démons de fuir, et de mettre des bâtons dans les roues de la garde. je devais aussi m'assurer que les esclavagistes, dans un élan de panique, ne se mettent pas à tuer leur marchandise, pour éviter toute fuite d'information. Heureusement, les esclaves étaient plus ou moins parqués dans le même endroit. Sécuriser la zone n'allait pas s'annoncer difficile. Mais garder un oeil sur ce Renégat, c'était autre chose.

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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Lun 3 Déc - 11:37

Nethlarion ne cache pas une certaine interrogation concernant l'être qui se trouve en face de lui. Elle lui a répondu qu'elle n'a rien demandé concernant cette cruelle punition, parlant même d'une tiers personne pour désigner celle qui est venue bien plus tôt. Serait-ce une parente de cette dragonne ? Une proche possédant assez de lien avec elle pour que leurs auras se ressemblent au point de se confondre.

Impossible, pensa le prisonnier en essayant de sonder une fois encore l'aura de la guerrière. Même entre jumeaux, les dragons possèdent deux auras distinctes qui leurs est proche. De sa mémoire, il n'a jamais rencontré ce genre de phénomène. Alors soit c'est vraiment une bizarrerie de la nature, soit la noble s'est déguisée et tente de voir s'il est aussi honnête que lors de leur précédente discussion

La lame sous sa gorge l'empêche d'en demander d'avantage. Elle est prête à le tuer sur le champ, sans aucune pitié. La coupure minime lui décerne, en plus d'une nouvelle cicatrice, une légère douleur qui disparait presque aussitôt qu'elle est apparu. Nethlarion ne montre rien, mais sent parfaitement que sa vie ne tient plus qu'à un fil. En temps normal, ce genre de menace de mort ne l'effraie nullement, mais il ne se sent pas aussi sûr de survivre à ce coup en étant aussi affaibli.

Déglutissant doucement, il s'en allait répondre au propos de la guerrière quand il fut pris de vitesse par une des esclaves présente non loin d'eux. La femme vient la réprimander en lui lançant une certaine vérité concernant sa race. Mais l'esclave fut suivit de peu par un autre qui proposa de mourir à sa place. Cette fois, Nethlarion intervient, en même temps que la guerrière

-"Silence !"

Ils l'obtinrent, restant attentif au bruit provenant des autres gardes démons. Ces derniers n'ont pas entendu l'agitation qui vient de se produire, mais cela s'en est fallu de très peu. Nethlarion se tourne vers les esclaves prisonniers et leur parle sur un ton assez autoritaire.

-"Pensez à vos vies avant la mienne. De plus, si elle était là pour me tuer, elle l'aurait déjà fait avant même de venir parler. Restez calme."

La discussion se poursuit donc, la guerrière lui annonçant qu'il vient de passer le "premier test", ce qui lui fit gagner un regard noir de la part du Dragon Noir

-"La confiance est valable dans les deux sens, femme. Quand à cette "Dame Tullia", j'aurais deux mots à lui dire quand je serais descendu de cette croix et que je me serais occupé de l'autre."

La guerrière vint par la suite user du sang de Nethlarion pour écrire quelques mots sur son torse. Vu sa posture, il a du mal à bien observer les symboles écrit, et encore moins reconnaitre ceux complémentaire effectuée avec le sang de la guerrière. Mais quand elle vint à parler, il reconnut parfaitement quel genre de sort elle est en train d'user et son utilité. La magie se propage à l'intérieur de son être, comme une nouvelle chaine alourdissant sa malédiction. Une de plus, quelles différences pense de nouveau le maudit.

La guerrière le libère par la suite, lui annonçant, comme il s'y attend, qu'elle est ici pour libérer les esclaves. Elle vint par la suite ordonner quelques mots aux esclaves pour qu'ils restent calmement dans leurs prisons avant de s'en aller vers la bataille qui s'est annoncé depuis peu. Nethlarion s'approche à son tour des prisonniers pour les rassurer

-"Restez encore un peu la dedans. Je viendrais vous chercher d'ici peu."

Une jeune anima-chien vient lui prendre la main, le faisant tilter sur le coup. Il s'agenouille devant elle et pose sa main sur ses cheveux, essayant de lui faire un sourire rassurant. Il sait quel est la demande de l'esclave et pourquoi elle ne peut le prononcer.

-"Oui, je vais aller chercher Miel."

L'étreinte se relâche de son poignet, le faisant se redresser. Il leur tourne le dos, ne voulant pas effrayer les plus jeune par son visage, devenu fureur depuis quelques secondes. Il ne va pas se priver à la déchainer, surtout face au démon qui le mérite plus que tout en ce moment. Il tend alors son bras droit sur le côté et prononce en Haut-dragon les mots suivant

-"Viens à moi, Gurthlalak"

L'air vibre autour de son bras, un son légèrement strident se fait également entendre au loin. L'épée fend l'air sur son passage, tournoyant jusqu’à ce que la garde se fasse empoigner par les doigts fin de l'esclave nouvellement libérer des chaines physiques. La lame commence à briller d'une lumière assez sombre, lumière qui semble se répandre sur le corps de Nethlarion comme de l'eau. Sans le vouloir, il use de l'énergie présente dans l'épée pour se régénérer. Ses blessures se cicatrisent, son sang est purifier du poison qui envahit ses veines et ses forces lui reviennent.

Nethlarion regarde l'épée forgée à partir de l'une de ses écailles. Pour la première fois, il estime que cette épée peut lui être bien utile finalement, bien qu'il n'en connaisse pas toutes les capacités. Un sourire mauvais se dessine quand il imagine les tourments qu'il va occasionner à son geôlier.

-"Hey, toi !! Comment t'es-tu libéré? "

Nethlarion se tourne et aperçoit trois démons armés qui se sont dirigé vers lui. Sans doute ont-ils été alertés par le raffut qu'occasionnent la guerrière et ses alliés. Mais avant de pouvoir faire le moindre mouvement, les démons l'attaquent, pensant qu'il est responsable de la mort de leurs deux compagnons.

-"Imbéciles" lance Nethlarion dans un sourire. Sa deuxième main sur la garde, il se porte au maximum vers la droite, la pointe de son épée touchant le sol, ses pieds positionné de manière à porter un puissant coup circulaire. D'un mouvement vif, il trancha les trois garde d'un coup, son épée découpant la chaire et les os de ces êtres maudit comme un ciseau couperais du papier. Leurs sangs giclèrent en gerbe autour de lui, le recouvrant de multiple postillons écarlates tandis que les morceaux de démons tombent sans vie sur l'herbe.

Autant étonné et effrayé que les esclaves qui ont assisté à la scène, Nethlarion décide alors de vérifier le tranchant de la lame avec ce démon si orgueilleux. Il n'eut aucun mal à se diriger sans se faire remarquer jusqu’à l'auberge où l'esclave est retenue, tous les démons se sont absenté pour voir pourquoi il y a autant d'animation.

Il monte les escaliers lentement et en silence, ne voulant pas être surpris par un retardataire. L'épée lourde entre ses mains, il s'apprête à frapper à la première occasion. Seulement, il ne ressent pas la présence du démon, ce qui l'inquiète légèrement. S'il s'est déjà enfuit de l'auberge, il se peut qu'il découvre la fuite du Dragon.

A l'étage, il ouvre les chambres une par une pour trouver sa proie, mais au bout du compte, il ne trouve que l'Anima-chien Miel nue, affalée sans vie sur le lit et de multiple plaies sanglantes sur son corps. Il entre et s'approche d'elle, terrifié par cette posture. En l'entendant respirer, il se sentit rassuré mais sait maintenant qu'il arrive bien trop tard pour éviter le drame.

Surgissant de nulle part, le démon se lance alors à un assaut sur le Dragon Noir, le frappant par derrière avec un fouet. Le coup claquant lui déchire le dos, la douleur s'exprime par un grognement sourd. Mais alors qu'il lança le fouet pour un second coup, Nethlarion attrape le bout dansant qui s'enroule autour de son bras. Tirant d'un coup sec, il fait alors tomber le Démon a terre et saute sur lui pour l'attraper par sa tenue et le balancer contre un des murs de la pièce. Les meubles collés a ce dit mur en font les frais et viennent se briser sous l'impact du choc lorsque le corps du démon vient les percuter de plein fouet.

Bien que son dos le lance dans la douleur a cause du fouet, Nethlarion en fait fi et attrape le démon d'une main, l'étranglant sans l'étouffer et le surélevant de manière à ce que ses pieds ne touchent pas le sol.

-"Je t'avais bien dis que je te ferais payer le prix fort quand la boutique sera forcée a fermer. Et sache que je vais me faire un plaisir de transformer ton enfer en paradis."
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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Sam 8 Déc - 23:09

Je me ruais à présent vers quelques démons qui tentaient de fuir, ne me préoccupant plus du renégat. il avait ses propres affaires à mener, et avec le sceau que je venais d'apposer, il ne pouvait fuir. Je ressentis néanmoins une léger frisson, son aura étant devenue subitement plus oppressante et puissante. Avait il un potentiel caché? Maintenant que j'y repensais, le démon m'avait dit plus tôt ans l'après midi que cet esclave était vendu avec une épée, qui s'il la manipulait lui redonnait sa puissance. J'avais oublié ce détail, et cela me faisait un peu regretter de le laisser libre ainsi.
Mais le temps n'était plus aux questions, mais à l'action. Tel un fauve rapide et sans pitié, je me ruais vers les démons fuyards pour les arrêter, les assommants ou les tuant, selon mon humeur du moment. Je ne pouvais faire un massacre, la présence de témoins à interroger étant nécessaire. Ils devaient avouer qui étaient leurs clients humains, et comment ils trouvaient les esclaves. Les gardes se débrouillaient plutôt bien, même si je dus à un moment m'occuper d'un démon quelque peu récalcitrant. Utilisant une épée large et ayant autant de force que d'agilité, il malmenait mes hommes, et cela m'énervait. Je me ruais vers lui, lui bloquant le passage pour l'empêcher de s'attaquer à mes hommes. Je bloquais son épée avec l'une de mes mains griffues, même si je dus reculer de quelques pas à cause de la force. Je fronçais des sourcils, grondant tout en fixant le démon surpris.


" Tu n'es qu'une nuisance. Joue avec des joueurs de ton niveau, crevette. "

Rapide et précise, je passais sous sa garde et dégainais mon sabre court pour lui porter un coup au flanc, visant une faiblesse de son armure. En peu de temps il fut vaincu, et je le tuais sans merci. Il poserait plus de problème qu'il n'en résoudrait sous l'interrogatoire. Je continuais de repérer et d'éliminer les démons embêtant, gardant un oeil sur l'aura du renégat. Je ressentais de la colère, une grosse colère. Mais rien qui ne laissait présager un pétage de câble sous peu.
Je le laissais donc faire, m'occupant de ma besogne. Bientôt la situation fut maitrisée, et les démons vaincus. Les esclaves étaient sauf, et peu de pertes du coté des humains. Je cherchais le capitaine, et l'interpellais d'une voix sèche et autoritaire.


"Capitaine, sécurisez les esclaves, et vérifiez que les démons capturé ne commettent pas de suicide. Il nous les faut vivants !"

Il me jeta un regard désaprobateur, fronçant des sourcils. Mais avant même qu'il puisse répondre quoi que ce soit, j'avais tourné les talons. Il m'interpella d'une voix forte, me suivant rapidement pour me rattraper.


"Oy ! Où allez vous comme ça ?! "

Je levais l'une de mes mains griffues et couverte de sang, lui faisant signe de me laisser en paix et que tout allait bien.

" Récupérer un colis pour Dame Tullia. Celui ci est partit s'amuser avec un démon, il ne faudrait pas qu'il s'emporte de trop."

J'accélérais le pas, finissant par courir pour le semer et le laisser en plan. J'avais autre chose à faire que de répondre bien gentiment aux questions du capitaine. J'allais en direction d'une bâtisse, d'où je sentais la présence malfaisante du renégat. Il était toujours en colère, mais je sentais une sorte de satisfaction cruelle. L'odeur de la peur se faisait aussi forte, surtout qu'à mesure de mon approche je sentais l'aura terrifiée du démon marchand. Je rentrais dans la maison, sans faire attention aux cadavres à l'entrée. J'entendais des cris de douleur, mais ne cillais pas. Je montais les escalier, et sans plus de cérémonie entrais dans la chambre. Le spectacle n'était pas beau à voir, mais j'étais capable de pire dans mes mauvais jours. J'interpellais d'une voix forte le dragon, lui disant qu'il était temps de partir.


" Renégat, l'heure de récréation est terminée... Ho... "

Mon attention venait d'être attirée par un corps féminin sur le lit. Nue, portant des traces de violence, il ne faisait aucun doute qu'elle venait d'être battue et violée. Concernée, je m'approchais du lit et l'auscultais. Elle respirait, et sa vie ne semblait pas être en danger. Des marques de coups et de fouets étaient visibles, et son pouls était faible. Compatissante et relativement furieuse, je la couvrais d'une couverture pour cacher sa nudité, et la prenais dans mes bras. Elle n'était pas bien lourde. Je me tournais vers le renégat, mon colis dans les bras.

" Laisse ce déchet en vie, il a encore son utilité avant d'être liquidé. Nous avons plus urgent à faire, elle a besoin de soins. "

Sans me retourner, je sortais de la chambre et me dirigeais vers l'escalier. Je descendais les marches, puis avisais l'une des salles dans la maison. Il y avait une grande table, avec quelques plats et des pichets de boisson. Je m'approchais de la table, et utilisant mon pouvoir de l'eau pendant que personne pouvait me voir, j'invoquais un dragon d'eau qui sortit d'une jarre. Il balaya la table, me permettant d'allonger la jeune fille dessus. Je vérifiais à nouveau son pouls, et fit apparaitre en quelques petites incantations en langue de haut dragon deux fioles. Pour la première, je lui fis boire. La deuxième, j'en versais le contenu sur ma main après avoir enlevé le gant griffe. Le liquide bleu forma une sorte de gant autour de ma main fine et délicate. Je glissais cette main dans l'entrejambe de la femme, approchant la partie intime. Le liquide s'y engouffra, et guidé par mes murmures fit son oeuvre. Il ne faudrait pas qu'elle soit malheureuse à cause de cela.

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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Dim 16 Déc - 18:17

Entre le moment où Nethlarion a réussi à agripper le démon entre ses mains et l'instant où la guerrière est revenue pour le chercher, beaucoup de chose se sont passés, bien que l'amusement ait été de très courte durée. Car oui, à cet instant précis, c'était de l'amusement pour le Maléficié. Ses fantasmes de violence et de meurtre sur son bourreau pour ce qu'il lui a fait subir et ce qu'il a fait subir à ses compagnons d'infortune vont devenir réalité dans les prochaines minutes.

Mais hors de question de lui trancher le lard avec son épée ou encore de lui fracasser la tête à coup de masse pour la faire exploser comme une pastèque bien mûre. Non, sa longue dette s'est bien étoffée avec le temps et se chiffre en année. Hors de question que ce salopard rende l'âme, si les démons en ont une, en l'espace de quelques secondes.

Tout commence par un magnifique crochet du droit. Le choc résonne un long moment dans la pièce dans un bruit presque cassant qui fit cracher au démon un hoquet de douleur en plus d'une belle giclé de sang provenant de sa lèvre alors fendu par sa rencontre avec le dentier du vendeur de vie.

Nethlarion remercie le malheur de sa victime, car la constitution du démon le rend bien plus solide qu'un humain, qui aurait été directement assommé jusqu'au coma par la puissance du coup mais aussi sans doute eu le crâne entièrement brisé. Nethlarion aussi dût accuser une douleur. Ses phalanges le pique doucement et la peau qui recouvre sa main sur cette partie s'est légèrement déchirée. Mais il accueillit cette douleur, rendant ainsi les coups suivant plus véloce, plus haineux.

Il veut lui faire mal, autant qu'il en a fait. Il s'est déjà arrangé qu'il ne puisse même pas se tenir debout en lui cassant les rotules et en brisant ses genoux. Plusieurs de ses côtes sont également fracassées par ses attaques de plus en plus violentes

Malgré son amusement, il ne lui suffit que d'un simple coup d'œil sur le corps de l'Anima-chienne lui rappelle qu'il doit également rendre une certaine justice pour elle, mais aussi pour son ami elfe mort sous le fouet par sa faute. Il empoigne les mains du démon, grogi et incapable de l'empêcher sa prochaine action.

-"Ca, c'est pour Aedar."

Sa poigne se resserre d'avantage et avec lenteur, ressentant chaque os se briser dans l'étau de ses mains. Le démon hurle sa douleur, mais pas assez fort pour le gout du Dragon. Même lorsqu'il sent le sang chaud lui couler le long des bras et tomber en trombe sur le parquet, il ne relâche pas la pression. Ce n'est qu'après avoir transformer ses deux mains, ces mains qui ont blessées, maltraitées, violentées, humiliées et torturé tant d'âme, en simple pulpe sanguine sans forme qu'il décide de les relâcher, les yeux du démon ouverts en grand pour apercevoir pleinement le résultat de l'étreinte.

Il attrape le col de son bourreau, ne lui laissant pas le moindre répit ou la moindre occasion de souffler dans sa douleur. Ses yeux dorés sont fendu par une iris reptilienne noire dans lesquelles le visage terrifié du démon s'y reflète sans peine démontre sa fureur et sa colère envers lui.

-"Ca, c'est pour Miel."

Le coup fut bien plus rapide que le précédé, mais également beaucoup plus violent et douloureux que ceux qui l'ont précédé. Un unique coup, mais qui reflète toute la punition nécessaire pour ce qu'il a fait à la pauvre esclave mi- morte. Cette fois, aucun son ne sort d'entre les lèvres du démon, rien d'autre qu'une violente vague de sang et de rejet gastrique, les yeux exorbités, le souffle coupé tant par la violence que par l'endroit où le coup fut porté.

Oui, vous l'avez très bien deviné. Il lui a foutu un coup de genou dans les couilles. Il n'eut nul besoin de vérifier derrière l'état du matériel, il senti le sang sortant de l'organe passer le tissu du pantalon et venir prendre contact avec sa peau. Sa dernière utilisation fut la pire erreur de son existence selon Nethlarion qui, légèrement pensif, aurait sans doute évité de les réduire en bouillit de chair s'il n'avait pas osé forniquer avec son amie.

L'ayant relâché, il voit le démon rampé à ses pied, ses moignons que sont devenu ses main essayant de malaxer instinctivement ses bourses pour atténuer la douleur. Mais la haine de Nethlarion n'en est pas moins apaisée, malgré la fureur qu'il a déjà déversée sur la créature misérable qu'est devenu le marchant d'esclave. Il lui prend le crâne, le surélevant de manière significative jusqu’à ce que le visage tuméfié du Démon soit face à celui du Dragon

-"Et ça, Démon, c'est pour tout le mal que tu as causé. Tu vas comprendre leur douleur tout en crevant à petit feu."

Tout comme les mains auparavant, il commence alors à resserrer sa poigne autour du crâne du Démon, voulant la faire éclater comme un œuf que l'on ouvre en fracassant délicatement la coquille. Mais il n'eut pas le loisir de continué.

Car voilà. La guerrière est arrivée, lui disant que la récréation est finie. C'est assez frustrant, le reconnait-il intérieurement, voulant même protester et continuer jusqu’à ce que le cerveau du Démon sorte de son réceptacle d'os et vienne s'éclater au plafond comme une pomme gâtée que l'on aurait lancé pour s'amuser à la voir s'éparpiller.

Mais la nouvelle phrase de la guerrière lui remet les idées en place, même si les cinq premiers mots le met un peu hors de lui. Le laisser en vie? Combien d'esclaves l'ont suppliés jusqu’à leurs derniers souffles de rester en vie, s'humiliant à sa vue et tremblant à chaque passage de ne pas être la cible de ses caprices étranges.

Il crachat à terre et décide d'obéir, bien qu'elle n'en a pas donné l'ordre via le pacte qui les lie. Mais il considère qu'il vaut bien mieux éviter qu'elle n'en fasse l'usage dès le début. Mais le Démon vient ramener sa fraise dans la discussion en gloussant de rire malgré le sang qui découle de sa bouche.

-"Alors comme ça, tu troc ta vie d'esclave contre celui de ch…"

Il n'eut nul loisir de finir sa phrase. La guerrière était partie descendre Miel en bas et Nethlarion décide de lui donner les "derniers coups". Il lui écrase donc le visage contre le mur en brique, qui reçut une belle auréole de sang. Le nez du Démon, déjà bien abimé par les coups, se retrouve brisé et aplatit comme une prune.

-"Profite de tes derniers instants en leur disant ce que tu sais. Je te laisse en vie pour l'heure, mais sache que tu maudiras jusqu’à la fin ses paroles qui m'ont fait arrêter ton traitement."

La seconde suivante, le Démon passe par la fenêtre de la chambre en la brissant de manière violente lorsque le Dragon Noir le balance à travers. Cela ne le tuera pas et il n'avait pas envie de le trimbaler en descendant les escaliers. En arrivant dans le salon, il vit la guerrière en train de soigner Miel, mais ne croise pas le regard de l'architecte de cette opération, sachant qu'elle doit sans doute lui lancer un regard noir suite à sa dernière action.

-"Il est encore en vie et incapable de s'enfuir après ce que je lui ai fait. Excusez-moi à présent, j'ai un ami à libérer de sa prison pour que son âme puisse s'en aller."

Mais avant qu'il ne puisse sortir de l'auberge, une demi-douzaine de soldat entrèrent et viennent pointer leurs armes sur le Dragon.
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MessageSujet: Re: Au marché des Esclaves (PV Neth)   Jeu 3 Jan - 21:51


Je stabilisais l'état de la jeune femme, quand le renégat dégagea le démon en dehors de la maison dans un grand fracas. Je me stoppais dans mes actions, quelque peu surprise, avant de soupirer. Il me rassura quand à son état, pouvant être tout de même interrogé. Tant mieux, c'est tout ce que je demandais. J'avais finis avec la jeune femme, et la recouvrais d'une couverture par pudeur, et pour éviter qu'elle attrape froid. Son corps était encore en état de choc, et je ne parle même pas de son état mental. Le renégat voulu sortir pour rejoindre ses amis esclaves, mais je le stoppais sèchement dans ses actions.


"Votre ami se porte bien, il est en sécurité à présent. Vous n'avez pas besoin d'aller le voir, il y a d'autres choses urgentes à faire."

J'avais à peine fini ma phrase, que des soldats arrivèrent en trombe dans la maison. Sûrement alertés par les crics et le corps du démon envoyé au dehors, ils nous observaient à présent de manière méfiante, épée au clair. Néanmoins certains me reconnurent, et les épées s'abaissèrent. Mais ils continuaient de reporter leur attention sur le renégat, le dévisageant avec animosité. Je les calmais, donnant des ordres au passage.

" Tout va bien soldats, c'est un ancien esclave. Il est directement sous ma tutelle, ordre de Dame Raijer. Sécurisez le campement, et occupez vous des esclaves. Il nous faut ces témoignages au plus vite. Et emportez cette jeune anima au médecin, elle a besoin de repos et de tranquillité. D'ailleurs, le premier d'entre vous qui ose toucher une seule des femelles présentes dans le village, et c'est vous même ainsi que tout votre famille qui en pâtira. Croyez moi. "

Mes derniers mots avaient de quoi glacer le sang, appuyés par un regard qui voulait tout dire. J'étais sérieuse là dessus, je ne pardonnais aucunement ce genre de comportement. Mon aura était meurtrière, et même si les humains ne peuvent la voir, ils peuvent en ressentir les effets dans leur chair. Une peur viscérale et instinctive.
Ils devaient à présent se charger du reste, et je sortis de la maison en prenant par le bras le renégat. D'une poigne de fer, je l'obligeais à me suivre tout en restant près de moi. Hors de question qu'il se balade, il y avait encore du chemin à faire. Un officier m'avait rejoins, me demandant ce qu'on faisait du démon. Je regardais celui ci avec dédain, le voyant gémir de douleur et murmurer des mots de pitié. Ma décision fut sans appel.


" Prenez ce démon comme pièce à conviction, c'est un des marchands s'occupant de revendre les esclaves. Peu importe le moyen employé, mais faites le parler. Ensuite, tuez le. "

L'officier aquiesca, des soldats se chargeant immédiatement de prendre en main le démon. Je me tournais vers le renégat, qui allait sûrement protester d'une manière ou d'une autre, pour le couper dans la moindre parole qu'il pourrait prononcer.

" Viens avec moi. Le temps presse. "

* Et c'est un ordre, renégat. *


Cet ordre mental avait été prononcé en langue dragonnienne, ordre direct faisant agir le Sceau. Il ne pouvait me désobéir. Je le trainais avec moi au travers du campement, qui regagnait un peu plus de sérénité. Les esclavagistes avaient été enfermés, les esclaves étaient libérés et on prenait soin d'eux. Par moment on pouvait entendre des cris de torture, preuve que les interrogatoires avaient déjà commencé. Parfait. Je continuais mon chemin, sans me préoccuper de tout cela, pour arriver à l'endroit où les chevaux avaient été rassemblés. J'ordonnais à un soldat de m'en donner un, et il ne se fit pas prier, ayant trop peur de mon apparence et de la réputation que j'avais. J'éloignais le cheval vers 'extérieur du village, toujours accompagnée du renégat, et sifflait mon destrier de plus tôt. Il ne devrait pas tarder. Mais une voix nous indiqua que nous avions été suivis, et pas par n'importe qui.

" Hey ! Où allez vous comme ça ?! "

Je me retournais, pour faire face au chef de l'escouade. Celui qui ne m'aimais pas, par nature. Il nous avait suivis, et semblait vraiment contre le fait que je "déserte" la mission. Car cela ressemblait beaucoup à cela. Je lui répondis, toujours sur un ton froid et sec.

" Je dois rentrer pour faire un rapport au plus vite à Dame Raijer, mes services n'étant plus nécessaires ici. J'amène cet esclave avec moi, ordre de la Duchesse. Je vous renvois des renforts pour prendre en charge les esclaves et continuer la traque plus au nord des fugitifs. "

Mon cheval venait d'arriver au galop, s'arrêtant à coté de moi. Je montais dessus, faisant signe au renégat de faire pareil sur son cheval. Le soldat ne semblait pas du tout heureux de mes paroles, mais il ne pouvait aller à l'encontre d'ordres directs donnés. De plus, je ne lui laissais pas vraiment l'occasion de répondre. Faisant tourner ma monture pour être de dos à lui, je talonnais les flancs de celui ci pour qu'il parte au galop. Mon cheval ne se fit pas prier, suivis de près par l'autre cheval. En route pour le village du QG, à une heure de chevauchée rapide, la nuit n'allait pas se terminer de suite. Après tout, je n'avais pas encore réglé mon affaire avec le renégat.

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Au marché des Esclaves (PV Neth)
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