Les Mondes de Shibai

Haut Dragon , Ange , Démon ....saurez vous imposer votre race et contrôler les Terres Franches ?
 
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 Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )

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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Mar 14 Aoû - 22:59

La peau du drow entra de nouveau en contact avec sa fourrure. Le cœur de Vérick manqua un battement et le Faenlihr inspira doucement. Fermant les yeux, il laissa son poids reposer contre le torse de son hôte. Ce dernier n’avait même pas semblé hésiter à lui donner ce câlin. Il avait même semblé vouloir le lui donner, en être heureux. L’espace d’une seconde, la peur de Vérick s’intensifia. Et si Oz sentait les battements anormalement rapides de son invité? Si son odeur enivrait les sens du faux vampire et que ce dernier ne résistait pas à la tentation de mordre? Mais Tout se dissipa alors que le drow murmurait quelque chose à son oreille. Il ne comprenait pas, mais étrangement, il ne ressentait plus rien. Aucune peur, aucune angoisse, aucune envie de sang. Il se sentait bien, il se sentait détendu. Lentement, il déposa Maeya sur le sol et entoura la taille d’Oz de ses bras pour le serrer aussi, posant la tête contre son épaule.

Depuis quand n’avait-il pas eu de câlin? La dernière fois qu’il avait approché un être de si près, c’était Tryänn… et ça avait mal terminé… Fleur en avait été banni de son peuple. Mais même cette pensée-là ne lui soutira aucune réaction. Oz n’était pas comme Tryänn, et Vérick ne ferait pas la même erreur. Il ne se permettait même pas de le mordre, alors pourquoi penserait-il à l’embrasser? Et puis, Tryänn avait partagé toute son enfance, ils avaient vécu des choses ensembles, avait fortifié une relation. Vérick avait ressenti profondément une sorte d’affection comme celle qu’il aurait donnée à un frère, ce qu’il n’avait jamais eu. Il l’avait tout simplement maladroitement exprimée… Il n’en était pas là avec le drow, et n’avait même pas envie de se demander s’il le serait un jour. Il verrait en temps en lieu. Pour l’instant, il se sentait bien, il se sentait compris, il se sentait protégé.

Encore que… il ne comprenait rien à ce qu’Oz avait dit! Il était intéressant de savoir qu’il avait aimé son père, cela montrait de qui il tenait! Visiblement, il s’en était inspiré. Le « aimait » était clair, son père n’était plus. Cela ne servait à rien de se sentir mal, et si Oz avait envie d’en parler plus, il le ferait. L’idée étrange que la situation ressemblait trop à celle que le drow pouvait avoir vécu lui traversa l’esprit. Effrayé, terrorisé, mais en besoin, il se laissait aller, là, contre la poitrine de son hôte, qui était assez vieux pour être son père, et il se sentait comme un enfant. Un enfant, jeune, qui vit ses premières expériences de la vie et qui a besoin d’être rassuré, réconforté. Et Oz était comme un père… Sans lui inspirer du dégoût, cette idée ne lui plaisait pas trop. Oz était plus… comme un grand frère… Il s’empourpra à nouveau. Pouvait-il vraiment penser les choses comme cela? Non…

Il rejeta toutes ces pensées. C’était stupide de débattre de ce genre de sujet! Il avait demandé à Oz de le rassurer, ce dernier l’avait fait. Et cela semblait le rassurer en même temps… Ouvrant les yeux, Vérick pensa à deux choses. La première, ce fut de constater qu’il avait entouré le drow de ses ailes, qu’ils avaient placées dans son dos, comme pour le protéger du vent. Ce constat le mis un peu mal à l’aise. Il avait quelques fois agit ainsi quand il rassurait Tryänn, et l’inverse s’était produit. C’était toujours rassurant de se sentir enveloppé par des ailes, légères, douces, et qui ne font que protéger du vent, mais pourtant… on se sentait comme isolé, dans un monde à part, à l’abri de tous les dangers de celui dans lequel on était avant. Vérick avait-il ainsi placé ses ailes avec l’intention d’apporter le sentiment de sécurité au drow que ce dernier lui avait semblé nécessiter? Comment Oz considérait la chose? Il décida de ne pas agir tant que son hôte ne le lui demanderait pas. Cela avait été une erreur un peu plus tôt. Il se dirait sûrement que c’était encore une manifestation étrange de la part de son invité, et il aurait raison…

Ensuite, la deuxième idée qui le frappa, ce fut que cela faisait un moment qu’il était immobile et silencieux, et il avait gardé les yeux fermés presque tout le long, la respiration calme et les muscles apaisés. Oz pensait-il que Vérick s’était endormi? Pour qu’il ne le croie pas, le Faenlihr décida de parler. Aussi pour assouvir sa curiosité. Il espérait seulement que son hôte ne s’était pas endormi, et qu’il ne sursauterait pas s’il était éveillé. Murmurant pour être certain de ne pas réveiller Maeya, il se lança.

« Je suis désolé, mais je n’ai pas compris ce que vous m’avez dit à l’oreille. Je ne connais pas votre langue natale… »

Si jamais Oz dormait, il n’allait pas le réveiller juste pour ça, surtout qu’il se sentait un peu idiot. Il gâchait le moment avec une incompréhension alors que ce devait un truc un peu simple et facile à déterminer qu’il pourrait facilement trouver s’il n’avait pas opté pour la solution trop facile de poser cette question stupide…
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Mer 15 Aoû - 0:27

Je m'étais confortablement serré contre Fleur de Neige, silencieux, les lacs étaient calme, le temps comme suspendu, mon invité m'avait demandé ce câlin et moi j'avais accouru sans réfléchir, je n'avais plus peur de me faire mordre, je voulais seulement le rassurer, qu'il me rassure à son tour. Je n'ai jamais eu de gens pour cela, mon père est parti beaucoup trop tôt et seul Urlda ou Balestör pouvait me rassurer, à chacun de mes cauchemars Balestör se réveiller pour me serrer bien fort contre lui, il me rassurait, me faisait comprendre que j'étais en sécurité. Je ne me suis jamais remis de sa mort ou de celle de mon petit félin adoré. Me serrer contre Fleur me donnait cette impression, cette impression de sécurité, celle que me donnait mon père ou mes deux animaux, j'étais à part, je me sentais vraiment apprécier et aimer, la séparation entre Fleur de Neige, Maeya et moi allait être douloureuse.

Je ne voulais plus les quitter, mais je n'y faisais pas vraiment attention, en y repensant Fleur de Neige faisait vraiment de très bon câlin...cela devait surement être du à son pouvoir aussi, je ne voulais pas me décoller de mon invité et était prêt à rester avec lui toute la nuit. Les cauchemars ne me faisaient pas peur, dans les bras de Fleur de Neige, je dormirais bien ou dans le pire des cas mon invité me rassurerait. J'avais de légères réticences à cette idée en repensant à mes cauchemars, je ne voulais pas dormir, je ne voulais pas choquer Fleur de Neige, mais je ne voulais pas y penser, cela arriverait ou non, si je devais dormir, je le ferais dans ses bras. Mon invité avait replié ses ailes autour de moi, je ne sentais plus la chaleur du feu, seulement Fleur de Neige contre moi, sa fourrure me faisait frissonner.

Ce genre de sensations étaient si rare pour moi, mais pourtant si précieuse, je me serrais plus fort contre lui, si il avait voulu me planter ses crocs dans mon coup, je ne lui aurais pas refusé, je n'aurais pas refusé cette étreinte en aucun cas. Je fermais l'œil lentement, écoutant la respiration de Fleur de Neige, rien ne pouvant troubler notre tranquillité, rien à part mon invité lui-même. Sa remarque m'avait fait sourire, lentement j'ouvrais l'œil et dans un murmure, plongeant mon regard d'un vert profond dans celui de mon invité en souriant légèrement.

« Je suis là….je serais toujours là pour toi….mon joyau…au milieu des ténèbres des souterrains…je suis là…il me le disait quand j’avais peur ou étais triste, quand j’avais besoin de le sentir contre moi, cela me calmait toujours, il avait une façon lente et tendre de le dire, entre le murmure et la parole normale. »

Cela m'avait fait du bien de lui dire la signification de mes propos, en effet il devait n'avoir rien compris à mes paroles, j'espérais que cela lui convenait comme réponse, je ne m'étais jamais senti aussi bien avec quelqu'un, et je devais le faire voir sur mon visage, je voulais que Fleur de Neige le comprenne, cela lui ferait du bien de se sentir utile, je le savais bien et voulais lui faire comprendre, qu'il sache l'importance que Maeya et lui ont dans mon cœur présentement, une très grande place.
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Mer 15 Aoû - 0:55

Vérick frissonna en entendant Oz. Même si ces paroles ne pouvaient pas le concerner, puisqu’il n’avait jamais été dans un souterrain, il avait l’impression que ces simples mots voulaient tout dire. Tout cet échange mutuel de compréhension, d’émotions qui n’ont pas de mot, de réconfort et d’affection. Oui, Vérick pouvait maintenant affirmer qu’Oz était son ami, et il ne voulait pas qu’il en soit autrement. Il n’avait pas hâte qu’ils aient à se séparer, il voudrait que cette nuit dure toujours! Là, dans ses bras… si calmes, alors qu’ils n’avaient qu’à se regarder. Tous deux se sentaient bien, le Faenlihr voyait dans les yeux du drow que c’était réciproque. Oui, l’un comme l’autre voulait la même chose, être bien! Tout ce qui comptait, c’était chaque battement du cœur d’Oz qui se répercutait en lui, s’unissant à ses propres battements de cœur. Ils étaient si près l’un de l’autre… Dire que cela ne faisait que quelques minutes qu’ils se connaissaient… Mais c’était suffisant. Parce que la chanson de Vérick, et ce câlin… ça voulait tout dire ce qu’ils n’avaient pas pris le temps de se dire.

Pas à ce point, en fait. Vérick se demandait encore au sujet de cet orbe étrange, et il était certain que ce qui s’était produit avait été déclenché par son désir de mordre le drow. Cela l’attristait un peu, mais il n’en avait rien à faire, pour être franc. Parce qu’il était à l’abri, dans les bras d’Oz. Et il commençait à se sentir si épuisé… Il bailla doucement avant de parler.

« Je peux vous assurer que votre voix était très rassurante, et m’a calmée sur le champ. La traduction m’aide à comprendre, mais pour être franc, dans voter langue natale, cela semble plus efficace. Ça transmet beaucoup mieux la gamme d’émotions et… ça sonne plus naturel… »

Vous… Pourquoi vouvoyer un ami? Soudainement, il avait l’impression d’être un amnésique qui avait oublié celui qui était devant lui. Il sentait que ce vouvoiement mettait un gouffre entre eux, un gouffre cruel et affreusement ridicule qui ne pouvait que les gêner, l’un comme l’autre. Il espérait que son nouvel ami ressentait la même chose… parce que sinon c’était la prochaine phrase de Vérick qui allait le gêner…

« Vous savez… Oz… je ne partage pas ce genre de moment avec n’importe qui. J’aime votre compagnie, j’aime vous sentir contre moi et je serai franc, je n’ai pas du tout envie de m’écarter, d’arrêter de vous toucher… Et pour continuer dans la franchise, ce « vous » m’agace, chaque fois qu’il franchit mes lèvres. Je crois que lorsque l’on en est à partager un contact de ce niveau d’intimité avec un autre, c’est qu’il est notre ami. Et je ne vouvoie pas mes amis. Cela brise l’intimité de la relation, cela brise le sentiment de confiance. Êtes-vous d’accord avec moi? Tutoyons-nous… Oz… je t’en prie… »

Beaucoup de mots, encore une fois. Mais qu’y pouvait-il? Il était comme ça, et ne voulait pas changer! Au moins il s’exprimait la plupart du temps clairement, et de façon compréhensible. Et il n’avait pas vraiment peur, en fait. Il était convaincu que le drow partageait sa façon de penser. Qu’il accepterait avec joie le tutoiement et qu’il devait même y penser lui aussi depuis un moment… Soutenant le regard de son hôte, Vérick sourit tendrement, sans même s’en rendre compte. Il ne manquait qu’une chose à la scène… Maeya! Doucement, il retira l’une de ses mains des hanches d’Oz et attrapa la petite tigresse pour la lover contre leurs torses à tous deux. Voilà. Tous les trois, dans ce cocon formé de ses ailes, dans l’obscurité… mais où était le besoin de voir? Les étoiles fournissaient assez de lumière pour que leurs yeux puissent se rencontrer et se lire, c’était suffisant. Replongeant son regard dans celui du drow, Vérick se sentit rougir. Il n’avait pas eu ce genre de contact depuis longtemps et il ne détestait pas ça. Le genre de contact qu’il avait avec Tryänn avant de l’embrasser. Le genre de contact qui avait fait de lui une menace pour son peuple, et que pourtant Oz semblait apprécier, et vouloir conserver… Attendant sa réponse, le Faenlihr refoula une envie qui montait en lui. Pas une envie de sang cette fois. Une envie de déposer un doux baiser sur le torse du drow et de lui dire : Je t’apprécie beaucoup, Oz, comme j’ai apprécié Tryänn. En fait, s’il ne le fit pas, c’était justement à cause de la pensée de Tryänn… Il devrait d’abord raconter à son ami tout ce qui le concernait avant de le mentionner dans une comparaison ainsi.
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Mer 15 Aoû - 18:02

J'aimais beaucoup parler dans ma langue natale, je la trouvais moi aussi très belle, la seule chose qui ne me repoussait pas chez les drows, la seule que je tenais à conserver du monde souterrain, pourtant elle me rappelait mes origines, mais c'était le prix à payer pour la parler, généralement les gens aiment que je la parle, cela me donne un côté exotique. Après tout peu de gens connaissent véritablement les drows, nous ne sortons pas de nos souterrains, ils ne connaissent pas nos coutumes et notre société abjecte, cette gangrène qu'est la race drow, les elfes ont raison de nous haïr, de vouloir notre extermination, je la veux aussi. Malgré les remords de mon passer, je suis bien plus heureux à la surface qu'en bas, dans les ténèbres des souterrains, j'avais déjà rencontré quelques drows à la surface, des exiler, des mercenaires, des ambassadeurs ou politiciens, des gens me demandant leur aide pour un quelconque complot...

Peu importe leur motivation, je leur vouais une haine sans nom, si je n'aimais pas tant la vie je me serais surement suicidé, je considère mon espèce comme une aberration, une erreur de la nature...non, pas de la nature, une erreur, les drows ne sont pas naturelles. Même après mon exil, quand les drows m'ouvraient de nouveau les bras, je n'ai pas pu rester, j'étais devenue le membre le plus puissant d'une des plus puissantes Maisons, et pourtant, je ne rêvais que de la surface, ainsi je reléguais mes responsabilités à un quelconque membre de ma famille pour aller gérer la guilde en surface. Il m'arrivait parfois d'y retourner, plein de dégout pour gérer une affaire particulière et rencontrer ceux que je ne considère pas comme ma race. Mais cela ne me dérangeait pas de penser à tout cela, la langue drow est magnifique, elle plaisait beaucoup à mon invité et cela me faisait vraiment plaisir.

Même si sa dernière remarque me fit vraiment plaisir, il voulait qu'on se tutoie, cela parait simple, mais jamais je n'avais tutoyé de véritables personnes, enfin à part les esclaves, Balestör et Urlda, les autres je les vouvoyer, pas forcément par respect, mais pour mettre une distance entre eux et moi. C'est assez drôle quand on y pense, je me sens incroyablement seul et pourtant fait tout pour éviter de me lier avec les gens, mais Fleur de Neige et Maeya, je n'avais pas envie de les repousser je voulais les garder avec moi, je n'attendais donc que d'être tutoyé. Je continuais donc de plonger mon regard dans celui de Fleur, profitant pour caresser lentement Maeya dans le sens du poil, elle devait être si bien entre nous deux et d'une joie à peine dissimuler je lui murmurais.

« J’aimerais beaucoup être ton ami Fleur de Neige, ami se dit abbil en drow, je n’ai jamais employer ce mot avant aujourd’hui….il se fait tard, tu dois être fatigué… »

Au fond j'avais espéré qu'il ne me dise qu'il était en pleine forme et que plus jamais je n'aurais besoin de dormir, je ne voulais pas dormir, mais une idée me parcouru l'esprit, me gênant un peu, j'avais entendu de connaissance vampires que les vampires ne dormaient pas, donc Fleur de Neige n'en avait pas besoin, on pourrait rester toute la nuit réveillait sans dormir, cette pensée me rassurait fortement...

« Je suis désoler, j’oubliais que tu n’as pas besoin de dormir… »

J'avais mis ma tête sur son épaule suite à cette déclaration, mettant mon cou en évidence sans pour autant le mettre devant son visage, c'était plus fort que moi et au fond je me maudissais, à vouloir rechercher cette morsure à tout prix, je le voyais dans ses yeux, je pouvais lui faire confiance, il me soutirerait un peu de sang puis je me sentirais bien, d'une voix semblable à un murmure pour que personne ne l'entende à par lui.

« Je te vois lorgner sur mon cou depuis avant…je…j’espère que tu ne veux pas me mordre…je serais capable de me laisser faire….et de le vouloir… »
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Mer 15 Aoû - 18:43

Un sourire éclaira le visage de Vérick, comme le sourire d’un enfant. Oz voulait être son ami! Il avait un ami! Pour être franc, le matin même il n’aurait jamais cru ça possible, et pourtant c’était vrai. Oui, le drow l’acceptait, le comprenais, et avait envie de sa compagnie. Oui, se séparer serait difficile. Mais dans le fond, qu’est-ce qui retenait le Faenlihr? Rien. Il pouvait passer autant de temps qu’il le voulait avec Oz. Il resterait donc avec lui tant que ce dernier souhaiterait sa présence. Oui, il avait envie de rendre la vie de son ami meilleure. Plus supportable. Il avait envie de le faire sourire, de discuter avec lui de tout et de rien, de partager ses repas et de le serrer dans ses bras lorsqu’il aurait de la peine. Comme il l’avait fait avec Tryänn. Avec un léger soupire intérieur, Vérick se dit que dès le lendemain il parlerait de Tryänn à Oz. Mais pas ce soir, pas avant de dormir.

Puis il entendit la seconde affirmation du drow et sursauta. Bien sûr qu’il avait besoin de dormir! Maintenant plus que jamais! Quand avait-il dit ne pas en avoir besoin? Il avait accepté de veiller un peu avec lui, mais n’avait jamais mentionné quelque chose du genre de ne pas avoir besoin de dormir! Pourquoi est-ce que son ami pensait cela? C’était ridicule… Qui n’avait pas besoin de dormir? Tout être vivant avait besoin de sommeil! Et Vérick n’était pas mort!! S’il avait été un fantôme, Oz ne pourrait même pas le toucher! Il entendit ensuite le commentaire d’Oz sur le fait qu’il avait regardé son cou avec envie. Tout fut clair dans son esprit. Oz pensait qu’il était un vampire! Bien sûr… ça faisait du sens. En fait, si ce n’était qu’il n’était pas mort, Vérick était effectivement un vampire, et il avait vraiment envie de mordre son ami!

Un frisson le parcourut alors qu’il remarquait la position adoptée par le drow, et son envie de rire en disant à Oz que c’était ridicule s’envola d’un coup. Est-ce que son hôte était sérieux quand il disait qu’il ne voulait pas que le Faenlihr le morde? Pourquoi s’exposer ainsi? Il avait aussi dit qu’il serait capable de le vouloir… cela voulait-il dire qu’en réalité il en avait envie et n’osait pas l’affirmer? Le cœur de Vérick se serra alors que ses sens s’aiguisaient, captant le moindre petit battement de cœur du drow, bien callé contre sa poitrine. Il avait tant envie de le mordre… ça lui revenait, et il en tremblait même légèrement. Et une partie de lui s’y opposait. Quand il avait passé près de le mordre, quelques minutes plus tôt, Oz avait… mal réagit… Vérick ne voulait pas que ça se reproduise. Mais en même temps, le drow devait lui faire plus confiance en ce moment… s’il n’avait pas peur, cela ne pourrait pas l’affecter de la même façon. Le Faenlihr était confus. Non, d’abord il devait régler la question et dire la vérité à son ami, ensuite lui dire qu’il avait peur de le mordre, et s’assurer qu’Oz le voulait, avant de le faire… Approchant les lèvres de son cou, il déposa de nouveau un baiser dessus, avant de murmurer à l’oreille de son hôte.

« Tu fais erreur dans ton raisonnement, Oz. Je sais que la ressemblance est très frappante, mais je ne suis pas un vampire. Je suis encore vivant, on peut me tuer comme n’importe quel autre être du règne de la vie, et j’ai besoin de dormir. Même que ce soir je suis très fatigué, mais je n’ai pas envie de dormir tout de suite. Aussi, je n’ai pas de crocs, comme les vampires, je mords à la manière d’un animal. Par contre, si je ne ressens pas le besoin de sang physiquement, comme un vampire dont les entrailles se consument lorsqu’il n’a pas sa dose, je le ressens psychologiquement. Depuis l’âge de 6 ans je me blesse régulièrement, mais je te raconterai toute mon histoire demain, lorsque nous marcherons… Ce que je veux dire, c’est qu’à force d’être en contact avec du sang, mon cerveau ressent une certaine insécurité, et même une irrégularité, à ne pas avoir de sensation procuré par le sang… ce qui fait que… lorsque je me sens particulièrement mal, ou lorsque que cela fait un moment que je n’ai pas bu de sang, ni saigné, je ressent une pulsion vampirique qui se traduit par un « manque » de sang. Je suis… accroc au sang… comme on peut l’être à une drogue… Quand tu t’es blessé, tu as réveillé mes pulsions, de plus que je me sentais mal à l’aise et que cela faisait plusieurs jours que je n’avais pas eu de contact avec le sang… tu m’as… tenté… Seulement, la dose que je t’ai prise était relativement petite, même en comptant ce qui est tombé sur la viande que j’ai mangée… Et nous avons abordé des sujets me mettant à mal. Pas que je t’en veuille, je suis content d’avoir pu me libérer. Mais je ressens encore ce besoin de sang, je n’avais jamais goûté le sang d’un drow avant, et je trouve qu’il a un goût intéressant… »

Vérick fixa le cou de son ami avec une envie qu’il n’arrivait pas à cacher. Son discours avait encore plus éveillé ses pulsions, et il avait mal. Il avait besoin du sang, il le lui fallait. Si ça continuait, il allait perdre contrôle et mordre Oz avant d’avoir pu lui demander s’il avait le droit! Il se mordit la lèvre, incapable de détourner le regard des veines sombre qui couraient sous la peau grisâtre.

« J’ai peur, à cause de ta réaction quand j’ai failli te mordre tout à l’heure. J’ai vu que tu n’as pas aimé ça toi non plus, je ne veux pas que ça recommence. Mais j’ai tellement envie de te mordre… Je vais devenir fou… »

Une larme perla à son œil. Combien de temps pourrait-il lutter contre lui-même ainsi? Le fait que Maeya dormait ne l’aidait pas… Si elle avait été réveillée, elle aurait pu l’empêcher de mordre, lui paralyser la mâchoire, ou un truc du genre! Il réussit à détourner le regard et le plonger dans l’œil d’Oz. Ses yeux étaient animés d’une lueur intense de manque et de sadisme, il le savait. Son regard n’avait plus rien de celui qu’il avait eu jusqu’à maintenant, plein de tendresse… Non, il avait le regard d’un vampire en chasse, en manque et qui devait absolument se nourrir. Un regard ou douleur et désir se reflétait avec l’intensité d’une tempête.
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Mer 15 Aoû - 23:55

Fleur de Neige n'était pas un vampire, il n'était pas une de ces créatures de la nuit qui me fascinait, elle et leur morsure, il ne se prenait simplement que pour un vampire, j'aurais pu dire qu'il était fou, il l'était certainement, mais moi alors qu'étais-je ? J'étais un fou, esclave de ses pulsions étranges et inconnues, celle du sang et de la douleur, celle de la mort, j'en connais beaucoup sur l'esclavage, j'ai toujours trouvé cela amusant, un esclave Maître tout puissant des esclaves. Mon invité me ressemblait de plus en plus, son problème de pulsions n'aurait pu me faire peur, me faire fuir, mais au lieu de cela j'avais envie de le serrer plus fort encore, j'avais vraiment trouvé un ami que me comprendrais. Nous nous ressemblions vraiment, cela me donnait vraiment envie de discuter avec lui, de tout savoir, lui aussi devait l'être, ce besoin de sang, je le connaissais, nous étions vraiment pareils derrière la barrière de la race. Je le voyais tout de même lorgné sur mon cou, cela m'inquiétais encore, ce n'étais peut-être pas un vampire, mais j'avais toujours autant envie de me faire mordre, de sentir cette sensation, Fleur de Neige m'avait dit qu'il le voulait fortement, mais il avait peur de ma réaction.

A vrai dire moi aussi, j'étais toujours autant partager entre ce désir de morsure et ma peur, Fleur de Neige pouvait être dangereux pour moi, aussi dangereux qu'un vrai vampire, je voyais le désir dans ses yeux, personne ne m'avait jamais autant désiré. C'était un désir vraiment malsain, mais cela me flattait, que quelqu'un trouve quelque chose de bien chez moi, j'avais vraiment envie de m'approcher de lui et de lui murmurer, de lui dire de me prendre tout de suite, de planter ses dents en moi, qu'il me prenne mon sang puis me lâche, m'étreignant de ses grands bras, repliant ses ailes sur moi. Cette idée me faisait frémir, Fleur de Neige le sentir, mon corps tout entier le voulait, mais pourtant une partie de mon esprit me disait d'arrêter, de repousser cette étreinte, non, je n'allais pas le faire, j'allais rester contre mon invité et voir ce qui allait arriver. Les yeux de Fleur de Neige n'avaient plus rien de tendres, de gentils, je cherchais celui qui avait été toute la soirée avec moi, il avait disparu laissant place à ce montre sanguinaire, à partir du moment où j'avais plongé mon regard dans le sien, je savais que c'était fini.

J'allais me faire prendre, comme je le voulais, mon corps tout entier ne se crisper pas comme avant, il frémissait, cette fois j'étais prêt, prêt à cette fatalité si plaisante, mais pourtant repoussante, effrayante, un Homme sensé se serait enfuit depuis longtemps, mais je n'ai jamais été sensé. J'ai toujours suivi mes pulsions et cela m'a toujours réussi, Fleur de Neige, me regardait toujours, sa lueur malsaine semblait s'intensifier, je restais muet quand à moi, je n'arrivais pas à articuler un seul mot, comme dans ces rêves, je devais être endormis, je me le disais au fin fond de moi. Comme réponse je me contentais que de sourire en coin, serrant plus fort mon invité, lui murmurant un faible bouilli de mots peu compréhensibles sous l'émotion.

« Prend moi…mon abbil…prend moi ! »

Cela sonnait presque comme un ordre, ma pulsion avait parlé, je ne le laisserais plus s'échapper de mes bras tant qu'il ne m'aurait pas planté ses dents au plus profond de moi, mes yeux brillaient eux aussi d'une lueur, d'un désir profond, un désir auto destructeur, un désir interdit...de ceux qui finiront forcément mal...
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Jeu 16 Aoû - 0:40

Plus les secondes s’écoulaient et plus les émotions de Vérick s’intensifiait. Il ne savait pas ce que le drow pensait et il n’en avait rien à faire. Toute sa concentration était tournée vers son combat intérieur. Son désir de sang contre sa peur de faire du mal à un ami. Il ne voulait pas perdre l’amitié d’Oz, et pour lui, il était prêt à faire une croix sur son désir. À le réprimer, à le forcer à s’endiguer. C’était ce qu’il essayait de faire. Détourner le regard du cou de son hôte, penser à autre chose, enfermer ce désir dans une boîte et l’y laisser jusqu’à quitter Oz… Mais il n’y arrivait pas! Quelque chose l’empêchait! Quelque chose maintenait, et même alimentait, la pulsion vampirique du Faenlihr. Et il comprit rapidement ce qu’était ce quelque chose : le drow lui-même! Son corps transmettait le désir. Désir de se faire mordre! Son odeur était plus enivrante, sa façon de serrer pour empêcher Vérick de s’écarter, son cœur qui battait un peu plus rapidement, pompant plus de sang dans ses veines. Il le faisait exprès ou quoi?

Puis il y eut le murmure. « Prend-moi! » Ce n’était pas une demande. C’était un ordre! Il en avait envie au point d’ordonner à son invité de le faire en constatant son hésitation! Oui, il le faisait exprès! Mais le problème était qu’il ne mesurait pas la gravité de ses dires. La morsure d’un vampire laissait une petite marque nette, pas si grave que ça. La morsure de la créature ailée était celle d’un loup. C’était ravageur, douloureux, et ça laisserait une cicatrice si ce n’était pas bien traité. Mais Maeya n’aurait qu’à lécher la plaie et… et elle dormait… Elle ne pourrait pas soigner Oz. Bien sûr, Vérick avait des connaissances en guérison, il pourrait s’en occuper. Mais le drow savait-il qu’il s’exposait à la morsure d’un loup avide de lui pomper du sang? Et s’il le savait, était-il fou? Remarque faite que le Faenlihr n’était pas le mieux placer pour parler de folie. Après tout, il était accroc au sang! Oui, Oz devait avoir un brin de folie. Quand Vérick repensait à ce qui s’était pensé, il ne pouvait en douter. Ils étaient deux fous qui allaient se livrer à un rituel sanglant et malsain… Et Vérick aimait ça! Il espérait seulement que le drow aimerait aussi…

Lentement, il déposa Maeya sur le sol. Il ne voulait plus lutter, et il allait prendre ce qu’il désirait! Mais il le ferait en douceur, pour éviter de cause trop de dégâts. Toujours avec des gestes lents, calculés, et pour permettre au drow de se préparer à ce qui approchait, Vérick s’étendit sur le dos, attirant son ami sur lui. Ils étaient maintenant torse contre torse, et le Faenlihr enserrait sa proie par la taille, collant fort leurs bassins l’un contre l’autre. De ses ailes, il maintenait les épaules, pour les empêcher de bouger et s’assurer que le drow ne ferait aucun mouvement brusque. Et de ses jambes, il encercla les siennes, pour les tenir immobiles elles aussi. Voilà, Oz était pris au piège. Tout ce qui pouvait bouger était sa tête, et il n’avait pas intérêt à la bouger. Tendrement, avec assurance et calme, essayant d’être rassurant, Vérick murmura à l’oreille de son ami :

« Reste calme, Oz. Si tu tends les muscles si tu bouges la tête, tu empireras la douleur. Ce n’est pas une morsure de vampire que tu t’apprêtes à vivre, mais celle d’un loup qui s’est mis dans la tête l’idée irrésistible de t’arracher ton sang de tes veines. »

Ce n’était peut-être pas encourageant, mais il était trop tard pour reculer. Avec douceur, le faux vampire déposa un baiser sur le cou de sa proie, une troisième fois, au même endroit. Puis, comme un petit chaton qui boit de l’eau à une marre, il commença à lécher. C’était là qu’il allait mordre, et il voulait bien préparer la peau, et détendre les muscles en faisant pression à des endroits stratégiques pour obliger son ami à se détendre au maximum. Puis il fit frotter un peu ses dents sur la peau, cherchant une zone un peu plus fragile. Quand il en trouva une il s’arrêta et attendit deux secondes, pour qu’Oz comprenne que la suite arrivait. Puis, lentement, avec délicatesse, Vérick planta ses dents pointues dans la peau grisâtre, continuant jusqu’à sentir les muscles se déchirer dans sa bouche. Alors le sang se mit à couler. En appuyant avec ses mâchoires sur le coup du drow, sans enfoncer davantage les dents, il ouvrit la plaie, et le sang gicla par coups.

Vérick ferma ses yeux. C’était si bon! Le sang avait un goût si délicieux! Si différent de ce qu’il avait toujours connu! Un peu de changement faisait du bien! Il avala une première gorgée, et déjà sa bouche se remplissait à nouveau. Un gémissement étouffé sortit de sa gorge, un gémissement de plaisir. Il adorait ça, il en perdait l’usage de ses sens tant la sensation était puissante. Plus rien n’existait si ce n’était lui, le corps tiède du drow, et le sang qui coulait dans sa bouche. Il avala une deuxième gorgée. Lentement, il enleva la pression, pour que le sang arrête de gicler et se contente de couler. Il avala la troisième gorgée. Demi-gorgée en fait. Il retira ses dents. Il lui fallut faire un effort considérable, et ses bras, ses jambes et ses ailes se contractèrent, serrant encore plus Oz contre lui. Il dès que dents furent retirées, il commença à lécher avidement. Il voulait plus de sang! Il en avait besoin! Il eut rapidement une autre demi-gorgée dans la bouche.

Tout se dissipa. Le plaisir intense, la sensation de manque, l’extase. Il avait eu sa dose, il n’en avait plus besoin, il se sentait normal, à nouveau. Lentement, il relâcha son étreinte, poussa doucement sur le torse du drow pour l’écarter et le fixa dans les yeux, savourant le goût du sang. Il avait envie de le partager. Il avait envie de donner cette dernière demi-gorgée au drow. Oui, il allait la lui donner, pour que ce dernier puisse aussi avoir le plaisir de goûter au sang. Avec douceur, Vérick approcha la tête d’Oz de la sienne, et colla leurs lèvres ensemble, transférant lentement le sang dans la bouche de son ami. Puis il s’écarta après ce « baiser » et se sentit rougir. Il repoussa doucement le drow et le fixa en souriant timidement. Puis il passa une griffe légèrement sur son cou.

« Si tu en veux plus, n’hésite pas. Prend ton couteau et rend-moi la pareille. Mon sang est léger et doux, contrairement au tien qui est plus dense et amer. Je suis certain que tu l’apprécieras. Ensuite, je nous soignerai, pour qu’il n’y ait pas de cicatrices. »
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Jeu 16 Aoû - 14:20

J'étais dans un rêve, dans une de mes pulsions incontrôlables, je ne faisais que le regarder, je ne me reconnaissais plus, même lorsque ses dents déchiraient ma peau, je ne pus reprendre le contrôle de mon corps qu'une fois que mon invité avait étanché sa soif, mon corps était en ébullition. J'avais mal, je souffrais énormément, mais aucun râle ou gémissement ne sortait de ma bouche, j'avais comme le souffle coupée, mes idées s'embrouillaient tout au fond de moi, je n'avais jamais perdu autant le contrôle, cette pulsion était différente, je me sentais encore dans mon corps. J'aurais certainement pu m'arrêter, mais je sentais que je n'y arrivais pas, je le voulais, cela m'avait déçu qu'il n'ait plus faim. Je voulais encore le sentir au plus profond de ma chaire, mais je me résonnais, je devais être raisonnable, Fleur de Neige fit un acte qui m'étonna, il avait pris mon visage, collant ses douces lèvres contre les miennes, je sentis le sang, mon sang passais en moi, mon cœur battait si vite. J'avais déjà gouté à mon sang, mais là c'était différent, ses lèvres étaient si belles remplies de mon sang, je ne voulais pas que son étreinte ce dessert, mais il m'éloignait, son baiser sanglant finit, il me souriait, un sourire timide, ses lèvres encore un peu ensanglanté.

Il voulait que je vienne lui prendre de son sang, mes pensées virevoltaient dans tous les sens à l'idée de le prendre à mon tour, je devais me calmer et réfléchir calmement, Fleur de Neige ne connaissait pas mon coter le plus noir, si je commençais je ne m'arrêterais certainement pas, je la sentais tout au fond de moi. Cette envie morbide, de lacérer lentement son cou, mes cauchemars m'avaient enseigné que dans ce genre de situation je ne me contrôlais plus, un être bien plus sombre me remplaçait et là je serais capable de le blesser sérieusement ou pire. Je me fais peur, vraiment peur, je n'avais pas envie de devenir ce que je craignais devant Fleur de Neige, un être dont la douleur et la mort l'amuse plus que tout, la recherchant par tous les moyens, un être sans aucune limite, si ce cas-là devait arriver, le loup sommeillant à l'intérieur de Fleur de Neige lui-même tremblerait face à lui. Je le sentais tout au fond de moi, n'attendant que le sang de mon invité pour se libérer des chaînes qui l'entravaient, lentement je détournais le regard de Fleur de Neige, je ne devais pas céder à la tentation, brusquement je foulais dans mon sac, je devais le voir, le prendre en main.

Peut être étais-je tout simplement trop loin de lui ? Je ne cédais jamais à cette folie que je craignais tant quand je le portais sur moi, il amoindrissait mes pulsions, les réguler, enfin je le trouvais, mes yeux s'illuminant d'une lueur sadique et malsaine, la folie, elle était à son paroxysme, mais lentement cette envie s'estompait. Je continuais de regarder l'orbe avant de me tourner vers Fleur de Neige, la lueur de l'orbe était bien plus forte qu'avant, les gravures de sang semblaient reprendre leur couleur d'origine, je n'y faisais pas attention et d'une voix lente, mon visage totalement dénuer de la folie m'habitant jusqu'ici.

« Je n’en veux pas plus…ne me pose plus cette question, je ne veux pas te faire de mal, je peut-être bien plus dangereux qu’un loup… »

Je n'avais toujours pas lâché l'orbe, je le sentais irradier de son intensité, comme s'il se nourrissait de mes pulsions, je ne comprenais toujours pas son rôle dans mes pulsions, les provoquaient t'il ? Les calmaient t'il ? Je ne comprenais toujours pas son utilité, il restait un mystère pour moi, lui et moi arpentions depuis tant de temps la surface de ce monde et pourtant je ne savais rien de lui, lui et moi sommes lié, c'est la seule chose que je sais, lier jusqu'à que la mort ne nous sépare...Qu'allait t'il advenir après ma mort ? Va-t-il se détruire, chercher un nouveau Maître ? Peut-on vraiment parler de Maître ? Que suis-je par rapport à cet orbe ? Son Maître, son esclave ? Je n'avais jamais réussi à le déterminer et cela ne changerait pas, je m'y étais fait et si Fleur de Neige me posait des questions sur cet orbe, je n'aurais aucune réponse à lui formuler....
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Jeu 16 Aoû - 14:53

La lueur de désir sadique dans le regard de Vérick s’éteint d’un coup et il reprit ses esprits. De voir Oz fouiller son sac comme ça l’attrista et l’inquiéta. Il se mordit la lèvre et sentit son cœur se serrer. Il n’aurait pas dû. Il en avait trop fait, et n’avait pas provoqué une bonne réaction de son ami. Pourtant, ce dernier avait eu l’air d’aimer ça… Le Faenlihr aussi aimait souffrir, et il aurait tant aimé que le drow lui rende la pareille… mais ce dont il avait peur s’était produit, il lui avait fait perdre le contrôle, encore! Ou presque, du moins… Aurait-ce été si terrible? Vérick avait réussir à se contenir, son Instinct l’avait naturellement arrêté au bon moment! Oui, mais Oz ne possédait pas cette particularité spéciale du Faenlihr. Peut-être est-ce qu’il n’était pas capable de s’arrêter quand il se laissait aller… Une larme perla au coin de l’œil de la créature ailée. C’était de sa faute… Il avait fait du mal à son ami…

En entendant la voix du drow, une autre larme coula. Oui, il avait essayé de le tenter à perdre le contrôle, et il n’aurait pas dû… Au fond, il était un monstre. Même Oz ne pouvait pas le comprendre entièrement. Ou peut-être le comprenait-il trop, et lui avait la force de ne pas céder! Vérick repoussa Oz pour pouvoir se relever et fouiller dans ses sacoches de ceinture en pleurant silencieusement. Il avait été faible, il avait cédé… il s’en voulait. Il aurait dû avoir la force de se contenir, comme son ami… maintenant, il allait en redemander de temps en temps, et il savait qu’il était trop tard, qu’il avait franchi le pas qu’il ne fallait pas. Il ne résisterait pas les fois suivantes, car il n’en aurait tout simplement pas la possibilité. Tremblant légèrement de chagrin, il sortit de nouveau une feuille, comme celle qu’il avait utilisée pour la main du drow. D’ailleurs sa main n’avait pas fini de guérir… le Faenlihr espérait que cette étreinte n’avait pas rouvert la plaie. Avec douceur il inspecta la main. Non, c’était bon, il n’avait pas à changer le pansement. Comme la première fois, il appliqua la feuille sur la blessure, au cou, et la griffa pour faire couler la sève. La maintenant d’une main, il plongea son regard plein de larmes dans l’œil du drow.

« Il faudra tenir la feuille sur la plaie… Oz… Je suis si désolé… je m’en veux tellement… je n’aurais pas dû… »

Il baissa le regard sur le sol, mais arrêta en croisant l’orbe des yeux, qu’il fixa. Il se dégoûtait lui-même. Tout était de sa faute, et maintenant Oz souffrait intérieurement. Pour le peu que ça avait pu être agréable, ça n’en valait certainement pas la peine. Étouffant un sanglot, il reprit la parole.

« Je suis un monstre, Oz… Quand je t’ai dit que je suis accroc au sang, c’est de ça que je parlais. Je ne suis pas un vampire, mais je ne vaux pas mieux pour autant. Je suis dangereux, et je t’ai fait mal… »

Doucement, il s’écarta. Il ne voulait plus parler, il n’était plus certain d’avoir envie de faire du chemin avec le drow, il avait envie de s’enfuir loin, de ne plus jamais le revoir, de ne plus jamais le blesser. Mais cela aurait la solution facile… Tout ce dont il avait besoin, c’était de dormir… se reposer un peu pour se remettre les idées en place… Il s’étendit sur le sol, dos à son ami.

« Je ne suis pas en état de continuer la discussion. Je suis fatigué, et de toute façon je ne serais pas surpris que tu ne veuilles plus m’entendre. Bonne nuit, Oz… toi et moi reparlerons demain, si tu es encore là à mon réveil… »

Il ferma les yeux mais ne s’endormit pas. Tout ce qu’il était capable de faire était de pleurer.
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Ven 17 Aoû - 15:51

Je me sentais mal, j'avais déjà fait pleurer des gens, en tant qu'assassin ou esclavagiste, mais jamais cela ne m'avait autant affecté, je n'arrivais pas à remettre mes idées en place, le voir pleurer me déchirait bien plus que ses dents avaient pu le faire, il avait été si gentil avec moi, il est vrai qu'il avait réveillé certaines pulsions enfoui en moi, mais je ne lui en voulais pas. Il était vraiment mal, je n'avais qu'une envie, le prendre dans mes bras, mais il devait dormir et j'étais bien trop gêner par rapport à la situation pour m'approcher de lui. Visiblement il ne voulait plus me parler, il devait se reposer, la soirée avait été dure à supporter pour nous deux, j'avais faillit devenir celui que je craignais le plus par delà Shibai, il était parti mais pouvait revenir à n'importe quel moment, je devais réussir à me contrôler. Cela n'avait rien à voir avec Fleur de Neige, enfin il était un peu coupable, mais je ne lui en voulais absolument pas, je m'en voulais surtout pour lui avoir fait mal, peut être que j'avais peur pour rien ? Mon autre moi, peut-être ne serait-t-il pas sorti, j'avais peur d'avoir fait tant de mal à Fleur de Neige pour rien.

Lentement je me couchais plus loin, près de l'eau, sur le dos, scrutant les étoiles, elles étaient si belles, détacher des malheurs de ce monde, j'avais passé une partie de la nuit silencieuse, à scruter les étoiles, oubliant les problèmes de ce monde, si loin de Shibai, si loin de mes problèmes. J'avais lâché l'orbe, je ne faisais plus attention à rien, lentement je fermais les yeux, m'endormant sans un mot, je ne faisais plus attention au lac, à Fleur de Neige, à mes pulsions incontrôlables, je me sentais bien, je me sentais m'éloigner cette terre maudite, je me sentais rejoindre les étoiles. Mais comme chacun de mes sommeilles, celui si était interrompu par mes problèmes évidents de stabilités psychologiques, encore une fois, je cauchemardais, encore une fois, comme chaque soir c'était une scène de mon passer, certains diront que c'est la culpabilité qui me force chaque nuit à repenser à ce village elfe, ils ont raison. Nuit après nuits, ce cauchemar me torture, nuits après nuits le schéma reste le même et pourtant au réveil je suis toujours autant terrifié, je ne voulais pas dormir pour éviter ce cas de figure devant Fleur de Neige, mais le sommeil me rattrapais.

Encore une fois, je me revoyais, assassiner un à un tous les habitants de ce village, étais-ce vraiment moi ? Non et oui en même temps, c'était la première apparition de mon coter le plus obscur, je me revoyais les tuer, euphorique, chantant pendant que je mettais fin le plus douloureusement possible à tous les êtres existants en ce lieu. Une scène d'horreur et de folie, mais aussi celle où je rencontrais pour la première fois mon Balestör, seul, inanimé et baignant dans ce charnier sanglant, à mon réveil j'avais vu un tout petit louveteau, noir comme la nuit elle-même, mais aux yeux flamboyant, il s'était immédiatement attacher à moi, qu'était t'il venue faire au milieu de ce cimetière ? Je ne l'ai jamais su, mais depuis nous ne nous étions jamais séparé, mon sommeil devenait de plus en plus agiter, Si Fleur de Neige me regardait il devait assister à un spectacle pathétique, je suais vraiment, gesticulant de plus belle, je devais faire peine à voir, gémissant comme un enfant, un enfant que le noir terrifiais, je l'étais un enfant qui à peur du monstre cacher dans le noir, de lui-même...
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Ven 17 Aoû - 18:12

Vérick ouvrit doucement les yeux. Il faisait encore nuit. Comment pouvait-il avoir dormi si peu de temps? Maeya était lovée dans ses bras, bien endormit elle aussi. Oz l’avait peut-être déposée là? Pour qu’il arrête de pleurer… Il avait dû être si énervant… Il s’en voulait d’avoir réagi ainsi. Il n’aurait pas dû se mettre à pleurer… il aurait dû essayer de comprendre. Mais il avait réagi parce qu’il s’en était voulu… Après tout, il avait semblé réveiller quelque chose. Quelque chose de mauvais… Mais était-ce vraiment mal? Après tout, si Oz voulait se débarrasser de toutes ces mauvaises émotions en lui, il devait apprendre à harmoniser les différents lui… à les accepter… Une larme perla à l’œil du Faenlihr. Comment pouvait-il penser cela, alors que lui-même n’acceptait pas entièrement ce qu’il était? Parce qu’il devait être franc avec son esprit… il n’avait pas donné ce sang au drow uniquement pour partager le plaisir sanglant qu’il ressentait. Pas entièrement… et il avait aimé ça. Et s’il le pouvait… oui, si son ami lui disait qu’il avait aimé ça aussi et qu’il avait envie de le refaire, il le referait sans doute… Et ça lui faisait peur. Est-ce que ça mettait vraiment la survie de la race en question? Bien sûr, il ne pouvait pas avoir d’enfants s’il passait sa vie avec un mâle, mais… qu’y pouvait-il?

Il tourna le regard et vit le corps grisâtre endormi. Le feu était éteint, probablement depuis un moment. Vérick se leva et s’éloigna. Il allait le faire, oui… il allait s’en aller… il avait fait trop de mal à Oz, mieux valait que ce dernier ne voit plus jamais la créature ailée. Mais il laissa Maeya. Un petit cadeau d’adieu… et la petite tigresse serait mieux avec lui. Au moins elle pourrait jouer et observer le paysage… Pourquoi le Faenlihr n’avait-il jamais prit le temps de s’arrêter? Eh bien il le ferait. Oui, il passerait son futur à tout simplement observer les différents paysages du monde. Déterminé, il ouvrit grand les ailes, prêt à s’envoler, mais se figea. Là, devant lui… un peu plus petit que lui. Une queue plus épaisse, une fourrure brune, de grandes ailes puissante repliées dans son dos. Tryänn! Il s’en approcha.

« Tryänn… »

Il fut incapable d’en dire plus. Quoi dire? Que savait son ami? Pourquoi était-il là? Comment l’avait-il trouvé? Avec un sourire, le guerrier se retourna et fixa son ami d’enfance.

« Vérick, mon ami… Si tu savais à quel point ça me fait du bien de te revoir. Je te cherche depuis déjà quelques années… Tu es toujours aussi magnifique… »

Vérick se sentit confus. Que se passait-il?

« Je ne comprends pas… tu as été banni toi aussi, finalement, c’est ça?
- Non. Le conseil a compris son erreur. Vérick, le village veut que tu reviennes! Tu nous manque tant… »

Il se sentit en colère. Pourquoi l’avaient-ils banni s’ils l’aimaient tant? Pourquoi avait-il fallut que Tryänn soit si cruel avec lui!?

« Je n’ai pas envie de revenir. Il y a le monde, là, et tout plein de beaux paysages à voir. Il y a des gens qui ont besoin d’aide, et je peux les aider. »

Tryänn soupira.

« Alors, laisse-moi t’accompagner. Partons ensemble, loin d’ici, allons explorer, découvrir des paysages. Vérick, je ne veux plus jamais être loin de toi. »

L’idée était très tentante, mais il y avait quelque chose dans le ton de son ami qui déplaisait au barde. Ledit ami s’approcha lentement et prit délicatement les mains de son interlocuteur, le regardant avec tendresse. Soudain, une image d’Oz prit d’assaut la tête de Vérick. Ce dernier s’écarta brusquement.

« Non, ne fais pas ça! La dernière fois, regarde où ça m’a mené!
Cette fois c’est différent, tu n’as pas à le cacher. Je t’aime, Vérick. »

De nouveau, sa tête s’emplit de l’image d’Oz. Oz pleurant près du feu, oz le serrant dans ses bras alors qu’il était terrifié, le baiser sanglant…

« Tu ne comprends pas, Tryänn! Je ne t’aime pas! Je ne t’ai jamais aimé! C’était une erreur! Tu n’es rien de plus qu’un frère pour moi! Et je ne peux pas partir avec toi. Des personnes ici ont besoin de moi! Oz a besoin de mon aide, parce que je suis le seul à pouvoir le comprendre. Je suis le seul à pouvoir l’alléger de son fardeau, et c’est mon ami! Et Maeya, elle a aussi besoin de moi! Je ne peux pas partir… »

Son envie de quitter les lieux c’était entièrement évaporée. Il devait aider Oz! Il ne pouvait pas l’abandonner! Il agissait comme un enfant là! « Encore un enfant aux yeux de certains »… Il était un enfant… Mais ça ne voulait pas dire qu’il ne devait pas apprendre de ses erreurs!

Ses yeux s’ouvrirent brusquement et il s’assit en sursautant. Le feu était à sa droite, Maeya étendue un peu plus loin, et Oz… Oz qui gémissait, près de l’eau. Un rêve…? Ça avait paru si réel… Il se leva et approcha très doucement du drow. Il dormait… et il devait faire un sacré cauchemar. Les yeux du Faenlihr se mouillèrent. S’était sa faute. Tout ça était de sa faute… et tout ce qu’il voulait c’était repartir à zéro. Lentement, il encercla la taille de son ami avec ses bras et le releva, l’accotant contre son torse. Il passa distraitement une main dans ses cheveux, les caressant avec douceur, et lui murmura à l’oreille.

« Pardonne-moi, Oz… Tout ça est de ma faute, je suis terriblement désolé. Mais je suis là, et je ne t’abandonnerai pas, peu importe les difficultés qu’on pourra rencontrer… Tu es mon ami, et je veux que tu te sentes bien… Alors s’il-te-plaît… je t’en prie… pardonne-moi… »

Il se retint de pleurer, pour pas que le drow se réveille en recevant une larme, et resta comme ça. Il allait veiller le drow… même si cela lui obligeait à manquer de sommeil, à être fatigué toute la journée, à avoir mal à rien et à se déstabiliser facilement, il veillerait le drow tout le reste de la nuit… Pour essayer de le rassurer un peu… et en espérant qu’au matin ils pourraient tous les deux se dirent que rien n’était grave, qu’ils étaient encore ami, et qu’ils marcheraient ensemble en observant le paysage…
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Sam 18 Aoû - 20:13

Pour une fois j'avais passé une nuit complète sans me réveiller, j'avais eu des cauchemars toute la nuit, mais j'étais resté un peu paisible, arrêtant de gesticuler et de gémir, être si près de Fleur de Neige m'apaisait, ce n'était pas une nuit parfaite, mais elle était si reposante. Je n'avais jamais aussi bien dormi en 200 ans, j'avais d'ailleurs inconsciemment bien profité de la situation, me serrant au plus près de mon ami, me blottissant contre lui, je me sentais en sécurité, protéger de moi-même. J'avais été bien étonné au matin, lorsque je m'étais réveillé dans les bras de Fleur de Neige, le gratifiant d'un léger sourire alors que je continuais de me serrer contre lui, je me sentais bien mieux et était décidé à suivre la route de mon cher ami. Lentement je desserrais mon étreinte sur Fleur de Neige pour me relever, il avait du passé toute la nuit à mes coter, je voyais qu'il était vraiment fatigué, je m'en voulais un peu, mais était tout de même heureux qu'il soit resté à mes coter. Maeya dormait toujours, elle avait du passé la meilleure des nuits qui soient, loin de tous nos problèmes, le sentiment d'être protégé par les deux personnes l'aimant le plus au monde. Je regardais Fleur de Neige, j'étais vraiment heureux, plongeant mon regard dans le sien, j'avais mis rapidement mon sac sur les épaules et d'une voix chaleureuse lui montrait ma très bonne humeur.

« Bon matin, j’ai très bien dormis…je te remercie pour ca, c’était très gentil de ta part de rester avec moi...il faut se préparer, la route va être longue et je compte bientôt partir…merci d’être là. »

Je ne savais pas où on allait aller, je ne comptais pas retourner en ville, peut être Fleur de Neige voudrait t'il aller se promener un peu à travers Shibai, j'en ai avais déjà parcouru une bonne partie ces dernières centaines d'année, mais chaque jour je découvre encore des choses inconnues en ce monde. Et puis je pourrais surement apprendre des choses à Fleur de Neige, arpenter ces terres pendant tous ces années m'a habitué à la faune, flore et autres autochtones des différentes régions des Terres Franches. J'étais prêt à aller n'importe où du moment que nos pas ne nous amènent pas dans le monde souterrain, je ne voulais pas y retourner et ne voulais aucunement montrer à mon ami la corruption et la décadence de mon peuple. Nous allions bientôt partir, je voulais seulement attendre que Maeya se réveille, lentement je m'assoyais juste à coter de Fleur de Neige, sa fourrure en contact avec ma peau, j'allais bientôt devoir m'habiller, mais avant je comptais bien profiter de la douce fourrure de mon ami.

« Si cela ne te dérange pas, nous partirons dès le réveil de Maeya, je commence à en avoir un peu marre de ce lac…je compte rester avec toi et Maeya un bon bout de temps…je suis vraiment heureux en votre présence alors je compte abuser de votre présence si cela ne te dérange pas… »
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MessageSujet: Re: Une marque peut être positive ( Fleur de Neige )   Dim 19 Aoû - 16:33

Vérick regarda son ami se réveillé, et lorsque ce dernier lui sourit, il le lui rendit avec douceur et plaisir. Il se sentait bien lui aussi. Très fatigué, mais bien. Il laissa le drow s’écarter et prendre son sac. Entendre sa voix, si joyeuse, fit battre son cœur plus rapidement. Il était si heureux qu’Oz se sente bien! Et aussi qu’il ait mis de côté l’incident de la veille. Le Faenlihr laissa sa gueule s’étirer en un sourire de joie. Ils allaient faire la route, comme prévu, et discuter un peu. La question était : pour aller où? Peu lui importait, en réalité, tant qu’ils étaient ensemble. Et loin de ce lac… Oz avait raison, l’endroit commençait à être un peu énervant. En fait, c’était surtout le fait qu’il soit lié à ce qui était arrivé, la veille, et aussi à… son rêve… Son sourire se ternit un peu à se souvenir. Il avait pensé à s’en aller… à abandonner le drow et la tigresse… Non, non, ce n’était qu’un rêve, il ne l’aurait jamais fait. Il l’avait dit à Tryänn, Oz avait besoin de lui. Et pour être franc… il avait besoin d’Oz aussi… sa présence le faisait se sentir si bien, il avait l’impression d’être… normal… Il se retint de se remettre à pleurer. Oz avait accepté avec joie son petit côté vampirique, et le barde aurait aimé que son ami soit capable d’être lui-même en sa présence aussi… Mais en même temps, le drow avait 350 ans, cela faisait longtemps qu’il traînait cela, qu’il se contenait, qu’il luttait. Il ne pouvait pas changer cela du jour au lendemain comme en avait eu la possibilité de le faire son invité. Mais il ne fallait pas penser à ça, c’était une nouvelle journée, et ils repartaient sur de nouvelles bases. Le Faenlihr passa le bras autour de la taille de son ami et le serra contre lui, posant la tête sur son épaule, son sourire lui revenant.

« J’ai plutôt l’impression que c’est moi qui abuse de ta présence. Je me sens réellement heureux pour la première fois depuis mon bannissement, et c’est grâce à toi. Mais de nous trois je crois que c’est Maeya qui abusera le plus. Attend-toi à ce qu’elle t’achale toute la journée. Et oui, quitter cet endroit est une bonne idée… Pour ce qui est de rester avec toi, tu n’as pas besoin de me remercier. Cela me profite autant qu’à toi, alors considérons cela comme un échange mutuel d’affection nécessaire, d’accord? »

Il offrit à son ami son plus beau sourire et s’écarta pour aller voir si Maeya était réveillée. Constatant que non, il la prit doucement dans ses bras et retourna s’assoir avec le drow, déposant la tigresse sur ses genoux. Il continua la discussion en murmurant pour ne pas la réveiller.

« Comme je te l’ai dit, je ne me suis jamais vraiment arrêté pour contempler le paysage… j’aimerais que tu m’amènes là où il y a de beaux paysages à voir, et je veux les regarder avec toi, les observer, les contempler, jouer avec Maeya en me disant que j’ai de la chance de pouvoir ainsi admirer les merveilles que la nature a à nous offrir. Enfin, si tu n’as rien à faire… sinon je te suivrai là où tu dois aller… … Si tu veux partir à son réveille, tu ferais peut-être mieux d’aller t’habiller maintenant… Je ne regarderai pas, je le promets. »

Les deux dernières phrases lui serrèrent le cœur. Il n’avait pas envie que le drow s’éloigne, il aimerait sentir encore sa peau contre sa fourrure un petit moment. Être là, tous les deux, à contempler l’horizon, caressant la petite tigresse… c’était un petit moment de temps suspendu où seul le bonheur existait… Et, étrangement, le fait de promettre de ne pas regarder le drow se changer l’agaçait un peu aussi. Il aurait bien aimé voir le drow nu, pouvoir contempler tout son corps… Cette pensée le glaça. Qu’est-ce qui se passait dans sa tête? Oz n’était qu’un ami! D’ailleurs, ils ne pouvaient pas être plus… Il ne devait plus penser à des choses comme ça…

Il se demanda soudain d’où venait cette manie de s’habiller. La nature ne nous fabriquait pas avec des vêtements, alors pourquoi en porter? Lui, il portait un pantalon pour ne pas choquer les êtres qu’il rencontrait, mais c’était nettement plus agréable d’être nu et de sentir le vent sur sa fourrure! Bon, d’accord, les humains et la plupart des humanoïdes, en fait, n’avaient pas de fourrure… mais quand même, les vêtements, ce n’était pas naturels. Et non seulement cela, ils en avaient toujours plusieurs et les changeaient « pour être propres ». Vérick n’avait qu’un pantalon, et il le lavait quand il se lavait. Il n’avait pas besoin de vêtements de rechange! Oui… ça et l’argent, il avait bien de la misère à comprendre.

Ce qu’il trouvait aussi étrange, c’était que son peuple portait aussi des vêtements. Alors pourquoi est-ce que lui pensait comme cela? Parce qu’il était plus près de la lune? D’un côté, cela le rapprochait aussi de la nature. Peut-être que c’était cela…
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